Les grenouilles ont leurs anges gardiens en Brabant wallon

Cet article a été publié dans L’Avenir Brabant-Wallon le 14 mars 2012 et est disponible sur leur site.

Des dizaines de milliers de batraciens sont tués chaque année en Wallonie. Mais certains Brabançons retroussent leurs manches pour leur survie.

La petite Julie a participé à une opération de sauvetage à la rue du Pécrot, à Grez-Doiceau.

Bien que leur aspect visqueux en rebute plus d’un, grenouilles, crapauds, tritons et autres salamandres ont trouvé leurs protecteurs dans le Brabant wallon. Emboîtant le pas à Natagora et l’opération Grenouilles sur les routes, de nombreux citoyens brabançons ont décidé d’aider les batraciens dans leur migration. Le 2 mars, les volontaires de Grez-Doiceau ont déjà permis à vingt crapauds communs d’avoir la vie sauve. Et dès que le temps sera à nouveau clément, d’autres volontaires se relayeront partout dans le Brabant wallon.

À cette période de l’année, ces petits animaux ont pour habitude de revenir près de leur étang de naissance afin de s’y reproduire. « Si les conditions climatiques sont bonnes, la migration peut être extrêmement massive et se faire en deux ou trois jours. C’est un flux important. Si on ne fait rien, on se retrouve avec des cadavres de grenouilles tous les dix mètres. »

Dorothée Hebrant, l’éco-conseillère d’Ottignies, a distribué des toutes-boîtes aux alentours du Bois du Buston (Limelette) au début du mois de mars. « Ce genre d’opération est aussi un vecteur de sensibilisation à la biodiversité. En général, les riverains réagissent assez bien. Mais les premières années, certains trouvaient cette idée farfelue ».

Pour la première fois cette année, un crapauduc a même été installé dans la Rue du Moulin à Eau, à Limelette. C’est une sorte de tunnel installé pour que les grenouilles puissent traverser d’elles-mêmes.

Pour Delphine Onderbeke et Ludovic Petre, les deux responsables bénévoles des actions de protection à Wavre, ce genre de dispositif est plus difficile à mettre en place dans certaines communes. « On se contente de panneaux« Attention aux batraciens »et de quelques zones 30. Cette année, il y a eu une ordonnance de police. Mais c’est la première fois. »

Des moyens et des dispositifs qui ne sont pas du tout pareils d’une commune à l’autre. Julien Taymans, le responsable Natagora pour le Brabant wallon, explique « que ce n’est pas toujours dû à un manque de volonté de la commune. Parfois, c’est la population qui n’est simplement pas derrière . »

Et Delphine Onderbeke de confirmer : « On ne peut pas dire que l’opération soit un franc succès. Il y a encore beaucoup de citoyens qui n’en ont rien à faire. »

Quoiqu’il en soit, les grenouilles ne désespèrent pas de pouvoir un jour migrer en toute sécurité. Natagora vous invite d’ailleurs à renseigner les zones de forte migration ainsi que les actions qui ne sont pas encore reprises sur leur site.

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