L’Affrontement des idées à la Valette

Cet article a été publié dans le Petit Tram du mois de mai 2013 (pg8). Ce journal mensuel est publié par le Centre Culturel d’Ittre.

 » Oubliez le Saint Esprit, on est là pour parler de choses sérieuses « . Une petite phrase simple pour résumer les tensions mises en avant avec talent dans cette pièce.

Jean-Claude Frison et Bernard d’Oultremont dans un affrontement très intéressant.

D’un côté, il y a Tim Farley, prêtre de la cinquantaine un peu alcoolique qui s’est installé dans une routine avec ses paroissiens. Il se sent seul, et tout ce qu’il lui reste, ce sont les petits cadeaux des gens qui assistent à sa messe. De l’autre côté, il y a Mark Dolson, jeune séminariste un peu fougueux qui défend ses idées avec passion.

Le problème, c’est que ses idées sont trop progressistes aux yeux de sa hiérarchie, comme la possibilité de voir un jour des femmes devenir prêtres. Le jeune Dolson est donc confié au soin de Tim Farley, pour travailler son tact et lui apprendre comment devenir un  » bon prêtre « . Un lien très fort s’installe entre eux petit à petit, malgré leurs différences d’opinions.

L’affrontement est construit autour de deux personnages charismatiques qui jonglent entre humour et sentiments pour défendre leurs opinions divergentes. Le public s’attache à ce vieux prêtre un peu désabusé et à ce jeune rempli d’idéaux. Une adaptation réussie notamment grâce aux ambiances proposées : en huis-clos dans le bureau du Père Farley, où ils s’affrontent sans tabou, ou devant la chaire de vérité, durant les messes, où les voix résonnent dans la salle, donnant à chaque mot une importance différente.

Mais que le public se rassure, la pièce ne fait ni les louanges, ni le procès de l’Eglise. Il s’agit ici d’un contexte pour parler de conservatisme ou de progressisme, de la différence qui peut exister entre deux générations de pensée. L’affrontement offre un bon moment aux spectateurs, et se conclut de façon très simple : « Pour l’Eglise moderne, ils ne sont pas prêts ».

Mise en scène de Léonil Mc Cormick, avec Jean-Claude Frison et Bernard d’Oultremont.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

You are commenting using your Google+ account. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s