Jusqu’en Roumanie en vélo solaire

Cet article a été publié dans le Petit Tram du mois d’août 2013 (pg18). Ce journal mensuel est publié par le Centre Culturel d’Ittre.

Le Sun Trip, ce ne sont pas moins de 28 équipages qui sont partis en vélo solaire le 14 juin dernier pour un grand périple. Henri Jonckheere, un entrepreneur habitant Fauquez, s’est lancé dans cette aventure. Il a été jusqu’à Cluj-Napoca en Roumanie avec un vélo qu’il a entièrement fabriqué.

Henri Jonckheere est prêt pour son Sun Trip jusqu’en Roumanie.

Du Col du Petit Saint-Bernard, en Haute-Savoie, jusqu’à Astana, au Kazakhstan, les participants au Sun Trip ne disposaient d’aucune assistance, si ce n’est les différents locaux qu’ils rencontraient sur leur chemin.

Pour des raisons professionnelles, Henri Jonckheere ne parcourait pas l’entièreté du trajet, mais s’est arrêté en Roumanie. C’est en effet à Cluj-Napoca, ville du nord-ouest du pays, qu’il va poursuivre le développement de sa nouvelle entreprise, spécialisée en éco-mobilité.

Quelques contraintes techniques

Pour son vélo, Henri Jonckheere a choisi une surface d’1,5m² pour ses panneaux solaires. « Mais cela ne permet pas d’avoir assez d’énergie pour rouler toute une journée. Il faut se lever tôt, rouler jusque 14h, et puis laisser les batteries se recharger sous le soleil de l’après-midi ».

Parcourant en moyenne 125km par jour, le sportif a donc aussi dû réfléchir au parcours qu’il allait suivre. Après le départ, tous les concurrents sont en effet libres de leur trajet. Mais il fallait trouver des chemins adaptés au vélo, qui peut paraître plus bas et plus large qu’un vélo normal. « Je suis équipé de rétroviseurs pour faciliter la manœuvre. Et même si le vélo semble bas, il se positionne comme un vélo normal sur la route. » De plus, la remorque et les panneaux solaires le rendent très visible pour les autres utilisateurs.

Un grand projet derrière cette aventure

Pour ce passionné de vélo, cette expérience est donc une réelle aubaine. «J’ai un projet de pousse-pousse électrique qui serait utilisé dans les villes comme moyen de déplacement pour deux ou trois personnes. On est plus à l’abri, et donc, c’est plus sécurisé, mais l’embarcation rentre dans la catégorie des vélos. J’ai donc confectionné mon vélo de A à Z, ce qui m’a donné un aperçu des difficultés que j’allais rencontrer pour mon projet. La solution commerciale que je proposerai sera peut-être sans panneau solaire, rien n’est sûr. Mais à terme, j’aimerais en effet pouvoir commercialiser cela à monsieur et madame tout le monde.»

Malgré son départ commun avec tous les autres coureurs, il n’a voyagé que jusqu’au 29 juin, soit une vingtaine de jours sur les septante prévus pour le voyage complet. Mais ce n’est que partie remise pour lui. «J’aurais vraiment voulu aller jusqu’Astana. Mais en attendant que je puisse le faire, je vois ça comme un entraînement pour être plus performant pour une prochaine édition.» Un trajet parfois difficile l’attendait jusque la Roumanie, notamment en Hongrie. «Certes, les routes sont plates, mais les nationales sont interdites au vélo. J’ai donc dû faire beaucoup de détours pour rejoindre les villes».

Une préparation nécessaire

Avec son entreprise en pleine expansion, Henri Jonckheere n’avait pas énormément de temps à consacrer à sa préparation physique. Il a donc choisi de consacrer son temps libre à la course à pied, tout simplement. Cela permet d’entraîner son corps à de longs efforts physiques, puisqu’il court maintenant pendant plus d’1h45. «Je me sentais prêt à partir avec un vélo classique. Mais il est vrai qu’ici, l’assistance électrique m’a permis d’aller encore plus vite.»

Durant l’été 2012, il a également relié Carcassonne à Fauquez avec son vélo. Cela lui a permis de s’entraîner, mais surtout, d’apporter quelques améliorations : enlever les garde-boues, choisir des pneus plus résistants, adapter les disques de freins. Des changements nécessaires qu’il n’aurait peut-être pas envisagés sans ce petit test de son vélo. Mais plus encore, ces sept jours ont permis de mieux évaluer la gestion de l’énergie. Deux indicateurs lui montrent en permanence la puissance immédiate fournie par les panneaux, la quantité totale d’énergie chargée depuis le démarrage et la quantité utilisée depuis le démarrage.

Une aventure solidaire

Le Sun Trip, c’est avant tout l’occasion pour Henri Jonckheere de promouvoir l’éco-mobilité, mais il ne s’est pas arrêté là. Le cycliste a en effet proposé aux membres du Lion’s Club dont il fait partie de sponsoriser son voyage, pour chaque kilomètre parcouru. Une course parrainée donc, au profit de l’association « Cité Sérine ». Cette ASBL offre à des patients l’opportunité de continuer les traitements dans un appartement personnel. «Ils bénéficient donc des mêmes soins qu’à l’hôpital, tout en ayant le sentiment d’être chez eux. Au-delà de ce que l’aventure m’apprend sur le plan professionnel, je souhaitais donc soutenir et promouvoir cette initiative».

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Sun Trip.

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