Luc Duran et les chevaux : une vraie passion

Cet article a été publié dans le Petit Tram du mois de septembre 2013 (pg15). Ce journal mensuel est publié par le Centre Culturel d’Ittre.
Luc Duran est un ittrois passionné des chevaux, des frisons plus particulièrement. Sa femme et lui consacrent tout leur temps libre à s’occuper de leurs animaux. Et une fois par an, Luc s’occupe aussi du cheval de tête de l’attelage du Tour Sainte-Gertrude de Nivelles.

Luc Duran et deux de ses chevaux.

Luc et Françoise Duran sont très connus dans le monde hippique. Ils ont commencé leur élevage avec des chevaux de trait. Depuis 25 ans maintenant, ils ont réalisé leur rêve de se consacrer aux chevaux frisons, une race noble et très exigeante qu’ils ont appris à connaître et à maîtriser petit à petit. Aujourd’hui, leur élevage «Les Prés d’Eve» est l’un des plus réputés du pays. Ils ont un très bon palmarès dans les concours de race.Mais passionnés comme ils sont, ils ne s’arrêtent pas là. Foires agricoles, concours, visites de leurs écuries, ils consacrent beaucoup de temps à leurs chevaux. Et cela fait 18 ans que Luc s’est également lancé dans une autre activité. C’est en effet lui qui mène l’attelage de chevaux du Tour Sainte-Gertrude, à Nivelles.Parlez-nous un peu de votre participation au Tour Sainte-Gertrude…
Cela fait dix-huit ans maintenant que nous participons au Tour Sainte-Gertrude de Nivelles. Quand la personne qui s’en occupait avant a arrêté, ils ont cherché et sont très vite arrivés chez nous pour le remplacer. Avant, nous utilisions un de nos chevaux de trait, mais nous n’en avons plus. Nous utilisons donc un cheval prêté par le manège «Les Flocons» pour l’occasion.
Sur le Tour Sainte-Gertrude, c’est un attelage en flèche. Cela veut dire qu’il y a six chevaux les uns derrière les autres. Ce n’est pas évident à mener. Mais c’est quelque chose que j’aime bien faire. C’est une fête religieuse avec une énorme participation, l’environnement est chouette. Cela fait plaisir aux gens. Nous sommes connus maintenant, on a réussi à tisser une relation avec les habitants de Nivelles. C’est un évènement très rassembleur dans la région, c’est vraiment très agréable d’y participer.Vous travaillez maintenant uniquement avec des chevaux frisons. D’où vous est venue cette passion ?
C’était un rêve pour nous, parce que les frisons sont une race noble, une race très fière. C’est un peu la Ferrari ou la Rolls Royce chez les chevaux. Ils sont très polyvalents : ce sont aussi bien des chevaux d’attelage, de loisirs, de dressage ou de spectacle. Il y a juste l’obstacle qu’ils ne font pas. Les frisons ont un caractère facile, respectueux, proche de l’homme.

En plein entrainement.

Notre passion, c’était l’élevage. On veut sans cesse améliorer nos animaux. Surtout qu’on apprécie énormément les concours de «modèle et allure». On veut toujours essayer d’avoir le meilleur. Et quand un de nos chevaux est primé, c’est une vraie fierté, une reconnaissance ! En 2000, nous avons obtenu notre toute première 1ère prime : l’excellence ! Et en 2012, on gagnait notre 25ème. En 2012, il y a eu quatorze concours en Wallonie, et on en a gagné huit. On a aussi eu la meilleure pouliche de Belgique. Et cela fait six ans maintenant qu’on a toujours entre un cheval et quatre chevaux dans le championnat, sur un total de quinze chevaux en compétition en moyenne.

Cela demande du temps, non ?
Cet élevage, c’est notre hobby. D’un point de vue financier, les chevaux, ce n’est pas vraiment ce qui rapporte le plus. C’est une vraie passion. On ne part plus en vacances. On préfère consacrer cet argent à nos animaux. Et quand on a une mauvaise année, on se dit que les gens qui partent en vacances peuvent très bien avoir de la pluie, et qu’on n’a rien raté.
En Wallonie, il y a moins d’éleveurs qu’en Flandre. Il y a peu d’élevages de qualité, mais nous en faisons partie. En hiver, nous passons donc beaucoup de temps à sélectionner l’étalon que nous voulons, en fonction des caractéristiques de notre jument. Une fois qu’on a choisi, on se fait livrer le sperme par taxi-poste depuis le Friesland, aux Pays-Bas. C’est chouette quand on a un bon résultat.
Notre rêve maintenant, c’est d’avoir un jour un étalon qui soit admis à la reproduction. Ce n’est vraiment pas facile, il faut passer trois sélections et septante jours de test pour y arriver.

Vous avez, depuis quelques années, instauré quelque chose d’original pour les noms de vos chevaux : ils ont tous des noms de vins. Pourquoi ?
C’est notre fil conducteur depuis 2000 maintenant. Pour les chevaux frisons qui ont un pedigree, il y a trois lettres par an pour le choix du nom. Ce qu’on fait, c’est qu’on liste les vins, en séparant ceux qui sonneraient bien pour un mâle ou pour une femelle. Après, on cherche des descriptions de ces vins dans les publicités, on les garde. Et au moment de choisir un nom, on regarde les caractéristiques du cheval et on l’associe au caractère du vin. Dès qu’un nom est pris, on met une petite étoile, et la date de naissance de l’animal.
Ça nous est déjà arrivé de vendre un animal en fonction du nom de vin qui lui avait été donné. L’acheteur voulait un mâle, mais il a pris la pouliche du nom de Mas Raball, un vin espagnol qu’il appréciait. Evidemment, de temps en temps, on le goûte pour être sûr de notre choix. En général, les gens qui achètent nos chevaux essaient aussi de goûter ! Un jour lors d’un concours, une juge était persuadée que nous faisions aussi du vin chez nous. Mais non !

Loupiac, une des fiertés de Luc Duran.

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