Lettres à Elise au Théâtre de La Valette

À l’occasion du centenaire de la Première Guerre Mondiale, je tente de suivre quelque peu les activités culturelles et de mémoire qui ont lieu près de chez moi. J’avais été voir l’exposition du Cinquantenaire. En cette fin d’année 2015, c’est au théâtre que je fais mon devoir de mémoire, avec un pièce bouleversante et très juste, où l’on navigue entre l’enfer des tranchées et la dure vie dans les villages non-occupés.

Affiche Lettres à Elise

Le théâtre de La Valette (à Ittre) a accueilli, en octobre 2015 et pour quelques dates seulement, la production des Baladins du Miroir, Lettres à Elise. Cette pièce est une petite merveille dans ce parcours de mémoire. Elle nous livre un échange épistolaire entre Jean Martin, instituteur d’un petit village envoyé sur le front, et son épouse, Elise, restée sur place avec leurs deux enfants.

Par lettres interposées, Jean-Marie Pétiniot et Sophie Lajoie vont faire vivre la Première Guerre Mondiale sous l’angle de la famille, des civils, et des instituteurs devenus soudainement soldats dans les tranchées. C’est donc un peu l’histoire de nos grands-parents ou arrières-grands-parents qui est ici reprise, et rien qu’à cette pensée, c’est avec une pointe d’émotion qu’on sort de cette pièce.

Lettres à Elise - Les acteurs

Car oui, ce qui fait la force de Lettres à Elise, c’est bien le réalisme et la proximité dont la pièce fait preuve. Pas de grands exploits héroïques comme présentés dans les films ou de stratégies militaires extraordinaires. Juste Jean, mort de trouille parce que sa famille est loin, et qu’il voit des gens mourir tous les jours ou presque. Et Elise, qui s’inquiète pour son mari, ses enfants, mais qui en même temps, se doit de continuer de vivre. Le village avance avec les femmes restées sur place, Jean trouve ça fou que leur café, celui sur la place, soit désormais un endroit où toutes les épouses se retrouvent pour leur tricoter des chaussettes et discuter.

C’est une valse de sentiments qui vous traversent lorsqu’on assiste à Lettres à Elise, mais ce genre de sentiments qui ont toujours une jolie teinte. Parce que la pièce est belle et juste, et que ça fait du bien.

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