Les Chroniques de Narnia de C.S. Lewis

Comme des tas de gens, j’ai vu le premier film de Narnia, au nom impossible à retenir (on sait juste tous qu’il y a une armoire magique) et j’ai été amusée par cet univers, bien que pas totalement transportée.

De plus, récemment, j’ai appris que C.S. Lewis, et J.R.R. Tolkien (qui est le seul à avoir su me transporter autant dans sa création) étaient en fait de très bons amis et faisaient partie du même club littéraire créé lors de leurs études à Oxford – raison de plus pour m’envoler vers Narnia !

Là où je travaille depuis quelques mois, il y a une BookBox, sur laquelle trônait fièrement l’intégrale des Chroniques de Narnia. Habituée à passer devant, l’ayant déjà regardé sous tous les angles, je me suis enfin résolue à le lire durant le mois de décembre. J’étais curieuse de découvrir l’écriture cachée derrière les trois films, finalement. C’est désormais chose faite. Et elle est, à vrai dire, plutôt agréable.

Qu’on ne se mente pas, mon édition le stipule d’ailleurs dès le début : Narnia, c’est un livre pour enfants. Enfants encore dans la fleur de l’âge, ou enfants bien cachés au fin fond de votre vie d’adulte, on aime ici découvrir de nouveaux univers ou entendre des histoires fantastiques. Le texte est bien construit, plein de rebondissements, et c’est un réel petit monde que C.S. Lewis a créé. D’ailleurs, tout comme Tolkien, la connaissance des contes et mythologies se ressent dans Narnia. L’auteur ne part pas de rien et n’hésite pas à se baser sur des cultures populaires pour enrichir son texte de personnages merveilleux.

La comparaison avec Tolkien ne s’arrête pas là : création du monde sur un chant, présence forte de la nature et respect des créatures la composant, petits personnages étant bien souvent les héros (ici, ce sont de réels enfants, et non des hobbits), vie simple s’opposant à des personnes qui veulent détruire ce rythme de vie au profit d’une domination, etc.

“Remember that all worlds draw to an end and that noble death is a treasure which no one is too poor to buy.”

Si on ressent que les mêmes volontés et la même époque se cachent derrière ces deux œuvres, c’est pour mon plus grand plaisir. Finalement, la brique de 830 pages qui composaient mon édition des Chroniques de Narnia m’a emmenée à travers des aventures des plus diverses, avec des personnages très attachants, auxquels on peut toujours un petit peu s’identifier (la douceur de Lucy Pevensie, les mensonges d’Edmund, la peur d’Eustache et Jill, la loyauté de Ripitchip, etc.)

Une seule chose me laisse totalement sur ma faim, mais finalement, je me demande si ce n’est pas pour le mieux : j’aurai fini ce livre sans réellement comprendre qui est Aslan, et comment il en est venu à avoir autant de pouvoirs – enfin, sans être sûre d’avoir compris en tout cas. Peut-être que creuser trop cet aspect aurait emmené C.S. Lewis dans une direction qu’il ne voulait pas prendre – il n’empêche que c’est finalement, la question que tous les héros se posent, et qu’on ne peut s’empêcher de se poser également.

“It isn’t Narnia, you know, » sobbed Lucy. « It’s you. We shan’t meet you there. And how can we live, never meeting you? »
« But you shall meet me, dear one, » said Aslan.
« Are -are you there too, Sir? » said Edmund.
« I am, » said Aslan. « But there I have another name. You must learn to know me by that name. This was the very reason why you were brought to Narnia, that by knowing me here for a little, you may know me better there.”

C’est avec plaisir que j’ai reposé le roman à la fin de sa lecture, en me disant, qu’enfant, j’aurais tellement aimé pouvoir me transporter dans de telles aventures. Mais comme les Pevensie, je suis trop vieille, désormais, pour retourner à Narnia autant que je le souhaite. Je me contenterai de tourner les pages, et d’emmener avec moi là-bas mes enfants, quand ils seront assez grands pour affronter sorcières et géants.

Bon, allez, on peut reconnaître qu’il est doué en teasing – il y a bien un lion, une sorcière blanche et une armoire magique.

Le challenge Littérature de l'Imaginaire

Challenge lecture : Littérature de l’imaginaire (4ème éd.) :

3/24 (Catégorie A-Echelon 2)

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8 thoughts on “Les Chroniques de Narnia de C.S. Lewis

  1. Hello !
    Je l’ai lu plus jeune, je me souviens j’avais fait un gros caca nerveux pour l’avoir et au final, il ne m’avait pas plu ! Je ne suis pas une grande fan de l’écriture de Tolkien tu me diras.. ^^
    Bises
    Johanna

    • L’écriture de Tolkien, je comprends 🙂 Je ne l’ai découverte qu’après les films, mais à chaque fois que je lis un de ses livres, j’ai envie de savoir plus sur son univers.

      Pour C.S. Lewis, comme je l’ai mis, je trouve ça joli comme aventures, mais je n’ai pas été aussi transportée que je voulais – je croyais que c’était l’âge, mais peut-être pas que. Mais dans l’ensemble, j’ai trouvé à ça bon 🙂

  2. Je l’ai lu il y a super longtemps, ta chronique m’a un peu replongée dans l’univers. Merci 🙂
    Je me rappelle qu’à l’époque j’avais été un peu surprise que les histoires ne se suivent pas (grand sauts dans le temps parfois). Mais qu’au final j’avais beaucoup aimé!

  3. Beau billet! Je n’ai jamais lu « Les chroniques de Narnia », mais je connais bien l’œuvre de Tolkien. Je vais certainement un jour tenter l’expérience et plonger dans cet univers! Merci!

    • Savoir qu’ils étaient si proches m’a permis de voir des similitudes que j’y aurais peut-être pas vu sinon. Mais y a des tas de points différents également 🙂 Puis, du C.S. Lewis, ça se lit plus vite (moins de noms, tout ça) – je trouve.

  4. Ping : Je me lance dans mon premier challenge lecture – Littérature de l’imaginaire (4ème éd.) | Les écrits de Julie

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