Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda

Le vieux qui lisait des romans d’amour, c’est une petite fable qui prend place au cœur même de l’Amazonie. C’est une petite parabole sur ces hommes qui pensent maîtriser la nature et finissent par comprendre que la nature ne peut se dompter pour le bon plaisir des humains.

Le vieux qui lisait des romans d’amour est, à nouveau, une petite merveille qui se dévore d’une traite. Dès la première phrase, Luis Sepúlveda montre toute la poésie dont il peut faire preuve, et qui ajoute beaucoup de charme à sa jolie fable.

Comme le souligne, dans mon édition, le préface de Pierre Lepape, ce livre est « une dénonciation impitoyable de la destruction aveugle, systématique, cruelle et stupide de cette forêt-continent qu’est l’Amazonie, et, à travers elle, des équilibres fragiles et vitaux qui lient l’homme et son environnement naturel ». Et oui, chers amis, comme son titre ne l’indique pas du tout, et si comme moi, vous vous êtes plongés dans ce livre sans chercher à savoir de quoi il parlait, vous vous serez vite rendus compte qu’il s’agit là, finalement, d’une jolie défense de la Terre, d’une belle histoire d’amour entre le héros Antonio José Bolivar et cette forêt qu’il apprend à connaître et à respecter durant ses aventures avec les Indiens Shuars.

Plutôt que de tenter de s’enrichir comme le ferait n’importe qui ou presque en guidant des gringos qui ne viennent que pour l’or ou une chasse impitoyable dont on ne réfléchit pas aux conséquences, le vieux préfère lire ses romans d’amour et rester seul autant que possible, pour ne pas être confronté à cette bêtise des hommes, celle qu’il fuit, puisqu’elle est finalement aussi la sienne.

Encore une fois, je ne peux que vous conseiller cette petite merveille, qui sera mon premier vrai gros coup de cœur de 2016. Un petit livre bonheur finalement, bien que tout n’y soit pas rose. Et quant à l’écriture de Luis Sepúlveda, il va falloir que je la découvre plus encore puisqu’elle m’a laissé un goût assez positif.

Advertisements

9 thoughts on “Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda

    • Il ne se passe rien ou presque, et pourtant son écriture m’a tellement plu que je ne l’ai même pas remarqué 🙂 Je vais tenter d’en lire un autre de lui, pour voir si ça se confirme.

  1. Ping : Tag #9: Qui a peur du grand méchant livre | Les écrits de Julie

  2. Ping : 2016, une année livresque | Les écrits de Julie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

You are commenting using your Google+ account. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s