Prémonitions

Quand on me dit film, sérial killer, et Anthony Hopkins, je ne peux que me réjouir. Comme tout le monde, j’ai été bluffée par sa prestation dans le Silence des Agneaux. Comme beaucoup, je considère ce monsieur comme un des plus grands. Mais cette fois, toutefois, ce n’est pas lui le méchant.

Dans Prémonitions, Anthony Hopkins campe un consultant du FBI, doté de pouvoirs particuliers de medium. Par le passé, John Clancy a déjà aidé le Bureau sur de nombreuses affaires, mais suite à la mort de sa fille, il s’éloigne de toutes ces horreurs et toutes ces visions.

Mais, vous vous en doutez bien, sa retraite ne va pas rester bien longue (il faut quand même tenir le film). Bref, une sombre affaire de meurtres en série va pousser son ancien co-équipier à venir lui demander son aide. Il est accompagné par une jeune recrue, diplômée en psycho-chose, très pratique pour faire les profils, et qui l’annonce tout de suite : le paranormal, elle n’y croit pas.

Et pour la suite, je ne vous en dirai pas plus ! Evidemment, ils vont mener l’enquête, évidemment, John Clancy va vite comprendre un tas d’éléments qui aideront à la faire avancer. Mais attention, tout n’est pas rose, et tout n’est pas prévisible dans ce film.

Prémonitions, du réalisateur Afonso Poyart, c’est ce genre de long-métrage qu’il vaut mieux regarder avec tous les sens en éveil. Anthony Hopkins est encore une fois impressionnant, et son talent est appuyé, je trouve, par la qualité de la mise en image de cette histoire. Bien que j’avoue m’être parfois un peu perdue entre clairvoyances et réalité, il y a une certaine beauté qui ressort des visions, horribles ou non, qui atteignent John Clancy.

À côté de ça, le film offre en arrière-teinte une réflexion sur des sujets bien plus sérieux qu’une « simple » histoire de tueur en série. Le choix des victimes, par exemple, n’est pas anodin. Ce que John Clancy voit et qui peut concerner des informations très privées de la vie des gens, et ce qu’il décide de faire de toutes ces informations laisse aussi matière à réflexion.

Je pourrais te parler des autres acteurs, qui sont aussi très bons, mais je ne sais pas si c’est moi ou la volonté du film – ils ont tous été éclipsés par Anthony Hopkins à mes yeux.

Bien que sa construction ne me permette toujours pas d’expliquer à la fois la beauté que j’y ai trouvé, et le malaise qu’il m’a laissé, Prémonitions fait partie des bons films qu’il m’aura été donné de voir en ce début d’année 2016. Qu’on se comprenne bien, il n’est pas le meilleur film du genre. Mais il est bon, rien que par sa photographie, et le duo Hopkins/Farrell. Je vous le conseillerai donc, et peut-être arriverez-vous mieux que moi à mettre les mots sur ce ressenti laissé une fois que la fin du film est là.

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3 thoughts on “Prémonitions

  1. Hello !
    Je l’ai vu l’année dernière et il m’avait laissé comme toi un sentiment de malaise, par contre je n’ai pas réussi à y trouver la beauté. Mais très bons Anthony Hopkins et Colin Farrell.

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