La Palma, Iles Canaries (Trip #1)

La montagne. L’océan. Des volcans. Des forêts très anciennes. Du bon vin. L’amour. Les mots peuvent être nombreux pour résumer ma petite semaine de vacances prise à la fin de ce mois de janvier 2016.

J’ai découvert la sublimissime île de La Palma, l’une des sept îles qui composent Les Canaries. J’avais déjà pu voir un peu Gran Canaria pendant mes études, avec ma maman qui se faisait un point d’orgue de m’emmener au soleil après mes examens de janvier. Grand hôtel, délassement. Cette fois-ci, ce n’était pas réellement le programme.

Nous avions réservé un petit gîte un peu isolé, suffisant pour accueillir deux personnes, via Booking. Nous avons donc habité dans la magnifique Casa Rural La Herbilla, à La Garafia (Nord-Ouest de l’île). Le gîte était composé de trois pièces, et nous a permis d’être autonomes du point de vue nourriture. Le tout pour la modique somme de 240 € pour une semaine.

Pour aller jusque-là, nous avions choisi de louer une voiture une fois arrivés à l’aéroport. Cela nous permettait de pouvoir voyager à notre guise sur l’île, sans compter sur les bus ou les taxis. L’essence n’étant pas vraiment chère là-bas, je pense que c’était une sage décision. Ça nous aura permis de pouvoir agencer nos journées exactement comme on le voulait, et de pouvoir changer les plans si nécessaires.

Au programme pour nous : visite, routes, randonnées, étoiles et un petit plongeon dans l’Océan, quand même ! (et du repos et du vin !)

Et tu sais quoi ? On a pris notre pied !

Les visites d’abord. L’île est loin d’être l’endroit le plus touristique du monde. La plupart des gens ne parlent pas réellement anglais, certains ont appris l’allemand vu le fort nombre de touristes germanophones présents. Mais sinon, c’est l’espagnol ! Heureusement, j’ai tenté de l’apprendre pendant deux ans avant de devoir mettre ça en pause. J’ai donc pu baragouiner suffisamment pour qu’on se débrouille. Les petits villages sont jolis, même si nous n’avons nulle part trouvé de quoi nous arrêter des heures non plus. Les maisons sont très colorées, et les paysages sont magnifiques. Les voyages en voiture étaient donc un régal pour les yeux.

La route. Comment dire ? L’île est, de base, volcanique. Si tu regardes sa topographie : ça monte et ça descend, c’est à peu près tout. Et ça zigzague. Beaucoup. Fort. Heureusement, mon super amoureux a pris le volant toutes les vacances, parce que personnellement, je déteste ça. Mais avec un bon conducteur, vous oubliez les ravins et les tournants en épingle et pouvez vous concentrer sur les beaux paysages. Il faut aussi savoir que les routes ne sont pas éclairées la nuit, j’y reviendrai plus tard pour t’expliquer pourquoi. Mais on essayait de rentrer au gîte avant qu’il ne fasse trop noir du coup. Ah, et enfin, une fois que tu t’éloignes un tant soit peu de la route principale, ça peut être assez chaotique – chemin de terre, petite route dans laquelle une voiture rentre tout juste, et des pentes plus que pentues ! (pour te dire)

On en arrive aux randonnées. Deux trois trucs à te dire avant. Quand j’ai proposé ces vacances à mon amoureux, deux jours après, on a été dans un magasin spécialisé en randonnées et escalade pas très loin de chez nous, pour acheter du matériel d’escalade à mon grand blond (et à moi, mais je ne l’ai pas encore utilisé…) Pendant qu’il essayait les baudriers, je me baladais un peu, et oh surprise, un petit Topo-Guide qui parle de La Palma. Alors qu’on n’avait pas encore fait des masses de recherche, on se dit que ça peut être sympa de partir dans l’optique randonnée. Et tu sais quoi ? L’île a été pensée pour ça ! Si l’île est si peu touristique, je pense que c’est en partie parce que les vacanciers passent leur vie sur les sentiers. Tout est SUPER bien indiqué, même dans le fin fond de la forêt, tu peux retrouver ton balisage. Il doit y avoir plus de panneaux qui t’indiquent le nombre de kilomètres restant pour ta destination à pied qu’en voiture. Et en plus ? C’est magnifique ! Oui, je t’ai dit que l’île était un exemple en matière de pentes. Et pourtant, sache que je suis quand même loin d’avoir la meilleure condition physique du monde (mais j’y travaille). On a quand même réussi à caser trois randos entre 10 et 15km sur les sept jours où on était là-bas, avec des dénivelés de 650m (en montant – on en a eu une belle de 900m en descente, et c’est pas des plus faciles non plus !). Notre topo-guide proposait un petit panel de randos, de quoi nous donner l’eau à la bouche entre la réservation de nos vacances en septembre et notre voyage en janvier. Mais sinon, tu peux retrouver tout ou presque sur un site internet proposé par La Palma.

Bref, pour l’aspect randonnée, puisque c’était la première fois qu’on en faisait vraiment (en suivant un balisage et tout), tu comprendras, on a été ravis. On prévoit d’y retourner quand j’aurai corrigé le petit problème de condition physique, pour en profiter plus encore.

On en arrive aux étoiles. La raison pour laquelle les routes ne sont pas éclairées. Depuis quelques mois, mon amoureux et moi avons décidé de nous lancer basiquement dans la photo, ayant le matériel pour (entends par là qu’on a chacun un réflex, et qu’on a investi dans des objectifs sommaires, mais nous permettant de déjà faire un peu joujou). Une de nos lubies, c’est de prendre des photos de ciels étoilés. Et quand on a lu que La Palma est ce qu’on appelle une « Sky Reserve », soit un endroit qui est protégé pour ses ciels étoilés, tu penses bien, on était heureux. La sky reserve, ça implique une faible pollution lumineuse sur l’île, notamment (donc pas d’éclairage sur les routes, tu suis). Ils ont placé un observatoire sur les hauteurs de l’île. Au-dessus des nuages, pour que ça fasse « écran » au peu de lumières qui existent. Première tentative de photos : sur la petite butte derrière notre gîte. Résultat : peu concluant. Le pied d’appareil ne permet pas d’être lesté, et, j’ai oublié de te le dire, y a pas mal de vent sur La Palma. L’appareil bougeait donc un peu trop pour des poses longues. En plus, on s’est quand même dit : oui, waw, mais, euh, on a déjà vu mieux. Du coup, dernier soir, on se dit qu’on va monter jusque l’observatoire. Et une fois arrivés en-haut, avant même que le froid du vent ne me saisisse, j’ai été totalement subjuguée. C’est pas de la blague la Sky Reserve. Alors que la République tchèque nous avait offert un ciel comme j’avais jamais vu en Belgique cet été, là, on a tout surpassé. Une fois encore, trop de vent, mais résultats un peu plus concluants une fois l’appareil un peu stabilisé dans la voiture. Mais donc, si tu y vas : monte jusque-là de nuit. C’est à couper le souffle.

Je vais m’arrêter là, j’ai encore sûrement 20 000 trucs à dire, mais tu auras compris que j’ai adoré, et qu’on conseille chaudement cette destination. Si jamais tu as besoin de plus d’infos un jour, même si on n’a qu’une seule expérience là-bas, je pourrai donc un peu te filer mes tuyaux.

Allez, je retourne à la traditionnelle pluie belge en rêvant de ma prochaine destination ❤

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6 thoughts on “La Palma, Iles Canaries (Trip #1)

  1. Ca fait rêver. On est allé à Teneriffe en septembre passé et même si j’avais adoré certains paysages (le volcan et quelques randonnées qu’on avait faites). J’avais quand même trouvé l’île beaucoup trop touristique. La Palma a l’air plus authentique!
    Les routes étroites qui montent et descendent et tournent en temps que Suisse, j’adore!!! 🙂 Mon belge de copain me les a d’ailleurs laissé conduire! 🙂
    Vos photos du ciel sont magnifiques!

    • J’ai pas fait Tenerife, mais par rapport à Gran Canaria, aussi touristique j’avais trouvé, y a pas photo 🙂 Pour info, on avait choisi La Palma en lisant quelque part qu’elle était le parfait mélange entre la Gomera (foret) & Lanzarote (paysages volcaniques) – les deux pour lesquelles on hésitait au début 🙂 On ira surement faire un tour à La Gomera, qui a aussi l’air plus « protégée » que les grosses îles 🙂

  2. Ping : One song a week #23 | Les écrits de Julie

  3. Bonjour,
    merci pour ton retour d’expérience, très appréciable quand on est à 2 mois du départ ! Ça donne super envie !
    Par contre, le topo-guide « l’île de La Palma à pied » n’est plus disponible chez aucun libraire. Me vendrais-tu le tien ? Je peux même te le renvoyer à mon retour pour ton prochain voyage là-bas !
    Merci de ta réponse !
    Bon WE

    • Mon compagnon et moi emménageons d’ici deux ou trois semaines, et mon Topoguide est déjà dans une caisse – mais je ne sais pas laquelle évidemment. Il faudrait donc attendre que j’ai emménagé pour que je puisse te le faire parvenir, et ça risque d’être juste pour ton départ.

    • Sinon, je ne peux que te conseiller le site indiqué dans l’article : http://www.senderosdelapalma.es/fr. Le livre nous a bien servi pour baver avant les vacances, mais finalement, toutes les randonnées que nous avons faites se retrouvent là, et les balisages sont tellement bien faits que tu ne sors pas le Topoguide du sac de toute la randonnée. Je te conseille fortement celle de Los Tilos. Nous ne l’avons pas faite entièrement, on a pris le taxi pour ne faire que la partie « plat » et descente. Mais cette rando est sublime ! (mais elles le sont toutes !)

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