The Revenant, de Alejandro G. Iñárritu

Des paysages somptueux. Une histoire dure, et très réaliste. Une prestation d’acteur à couper le souffle. The Revenant m’a laissée totalement pantoise, tant je ne m’attendais pas à ce qu’une histoire si dure puisse me plaire autant.

Alors que la fin de l’année 2015 approchait, The Revenant m’avait fait de l’oeil durant les bandes-annonces au cinéma. Moi qui m’applique tant à essayer de trouver des livres qui me font vivre la dure réalité d’être confronté à la nature, cette histoire d’un trappeur à qui il arrive finalement toutes les crasses possibles et imaginables, mais qui survit, ne pouvait que me convenir. Surtout si ce trappeur est campé par le fabuleux Léonardo Di Caprio, qui m’a prouvé sans cesse qu’il faisait partie des grands acteurs de ce monde (dites ce que vous voulez, ça restera incontestable pour moi).

Hugh Glass est un trappeur, chargé de mener une compagnie d’Américains à travers l’Amérique sauvage. Toutefois, et sinon le film serait bien moins haletant, vous imaginez bien que tout ne se passe pas comme prévu. Les Américains sont pris en chasse par les Indiens Arikaras. C’est ainsi qu’ils doivent s’enfoncer sur un chemin peu sûr. Hugh Glass se fait alors attaquer par une mère ourse, et n’en ressort pas indemne. Alors qu’on le laisse pour mort, il parcourera la distance qui le sépare de sa vengeance seul (presque tout le temps), blessé (le combat avec une ourse laisse quelques marques), mais sans défaillir.

The Revenant, je ne vais pas vous le cacher, est un film dur – très dur – tant par les images que par l’histoire. Pour moi, ce qui est le plus perturbant dans ce film, c’est qu’il est finalement criant de réalisme. Je ne m’imaginais pas la vie dans les années 1800 en pleine Amérique sauvage autrement. Tu marches, ou tu crèves – et si tu me ralentis, tu restes derrière.

Une des forces de The Revenant également, c’est de ne pas s’étaler dans des sentiments faciles et qui auraient dénoté avec la réalité, finalement. Les personnages ont peu de temps à s’apitoyer sur leur sort. Ce qui ajoute à la dureté du film – et pourtant, il est loin d’être dépourvu de ces mêmes sentiments. Il arrive réellement à les transmettre tout au long du film, sans que le spectateur ne s’en rende finalement pas compte.

Je suis sortie de la salle en ayant ce sentiment d’avoir assisté à un film extrêmement dur, et pourtant indispensable. Bien que de nombreuses images, réactions ou même tournures de scénario auraient pu avoir tendance à me choquer bien plus, ce film arrive facilement à faire comprendre que cette dureté est nécessaire et tellement réaliste.

The Revenant sera donc mon premier coup de coeur cinéma de 2016 (c’est, de toute façon, le premier film que je vois en 2016 dans les salles obscures, donc bon). Je vous le conseille sans restriction. Moi qui (et je cite mon amoureux) « ai la capacité émotionnelle d’une coquille saint-jacques) (je pleure pour rien, donc, et suis facilement dégoutée par des images choquantes), et même en trouvant ce film dur (je me répète, mais c’est un sentiment persistant), je ne m’y suis jamais, à aucun moment, sentie mal à l’aise !

PS : J’ai dit dans un précédent article que je mettais le nom de réalisateur dans le titre, quand ça a joué pour moi. Je n’ai vu que Babel d’Iñárritu, mais j’ai des tas de films de lui sur ma to-see-list, et The Revenant m’a convaincue sur l’idée que ce réalisateur doit beaucoup me plaire.

PPS : Cette petite foret où ils chassent dans la scène d’ouverture est juste waw. Avec ce petit filet d’eau. Il y a des tas de paysages où j’aimerais me balader dans ce film !

PPPS (si c’est possible !) : Je vais lire ce livre, c’est une certitude !

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4 thoughts on “The Revenant, de Alejandro G. Iñárritu

  1. Bon bah.. Je vais aller au cinéma ! J’attends ce film de façon yoyotique (nouveau mot, tu noteras !) c’est-à-dire que des fois, j’ai trop envie de le voir et des fois c’est tout l’inverse…

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