Sainte Adresse… Paradis, de Brigitte Eloy & Bogdan Piwowarczyk (Masse Critique Babelio #3)

Troisième victoire à une Masse Critique Babelio, Sainte Adresse…Paradis relate le cheminement d’une Française et d’un religieux polonais. Histoire intéressante, mais pas passionnante.

Souvenez-vous. Il y a quelques mois à peine, je gagnais ma première Masse Critique Babelio et me présentais à vous avec…une grosse déception. Mais non contente de cette première tentative, j’ai à nouveau sélectionné un tas de livres il y a quelques semaines, pour me retrouver gagnante pour un titre, à savoir Sainte Adresse… Paradis de ? Et ?. Alors que ma première masse critique fut un petit désastre, que la seconde me faisait découvrir une sublime petite mise en image de la Constitution des Droits de l’Homme, la troisième se solde par un livre intéressant. Mais sans plus.

Ce livre nous permet donc de cheminer avec Brigitte et Bogdan, respectivement jeune Française et Polonais se dirigeant vers une carrière dans la Foi. Les deux parcours, bien que ne devant pas se croiser aux premiers abords, finiront par se rencontrer, se recroiser, et finalement se retrouver pour ne devenir plus qu’un, ou presque.

Ce qui rend cette lecture intéressante, ce sont les valeurs sous-jacentes à leur pratique de la Foi. Il s’agit de deux belles personnes (sur le papier en tout cas) qui partagent des idées et des vues sur l’humain qui ne peuvent laisser insensible, qu’on soit croyant (peu importe en quoi) ou non. Ces valeurs de chrétienté, celles dans lesquelles notre société continue d’évoluer malgré la laïcité, sont essentielles pour moi, outre le côté religieux. Et c’est bien là que le bât blesse ici. Bien que je devais m’y attendre à la lecture du résumé, Sainte Adresse… Paradis reste un livre fait pour nous présenter le parcours de deux individus dans la Foi, et dans leur parcours pour partager leur Foi (Bogdan étant prêtre, on ne peut dissocier son histoire de celle de sa vocation).

Et sur la fin, ça fait beaucoup. Là où les voyages de Brigitte dans sa jeunesse m’ont beaucoup intéressée, puisqu’elle ne cesse de se rendre dans des pays « de l’est » à une époque où c’était plus que rare de pouvoir le faire – confronter sans cesse l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est et les dures réalités qu’elle doit affronter sur place est certainement la partie la plus intéressante de ce livre, les divagations sur le complot des membres de la paroisse de je ne sais plus quelle ville allemande qui évince Bogdan sont beaucoup moins passionnantes. Pire, j’ai parfois l’impression, finalement, de lire le compte-rendu de la vie d’une lycéenne, je le reconnais.

Pour finir sur une note positive, je précise toutefois que la façon qu’a Bogdan d’envisager l’Eglise est plutôt encourageante (même s’il ne fait pas partie d’une nouvelle génération de prêtres). Il semble qu’il cherche continuellement à faire sortir la Foi de l’Eglise, à la fois littéralement, en l’emmenant dans des lieux différents, mais aussi au sens figuré, en engageant ses diverses congrégations dans des événements novateurs (débats sur des thématiques contemporaines, participation à des événements populaires, etc.)

Vous l’aurez compris, je l’espère, il y a du bon à retirer de ce bouquin, sans toutefois que j’aille jusqu’à le conseiller à tous. C’est une lecture intéressante si, comme moi, une compréhension de ce qui pousse les gens à croire et ce qui les pousse à se dévouer à un dieu, ou plusieurs, est un sujet pour lequel toute piste est bonne à explorer. Mais ce n’est pas le premier à apposer sur votre pile-à-lire malgré tout…

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