One song a week #11

Choix difficile que la chanson d’aujourd’hui. Je ne pouvais pas mettre celle que j’avais choisi depuis des semaines, et éviter CE sujet. Et en même temps, je me suis dit hier que je n’avais pas grand chose à dire là-dessus, que je ne voulais pas écrire. Mais les mots viennent. J’aurais pu choisir une chanson de Brel, ou de Dick Annegarn, qui mettent directement en avant #Bruxellesmabelle en avant. Mais non.

Alors, pour la deuxième semaine de suite, je te propose de rester en Belgique. Mais pas dans la Belgique meurtrie. Dans la Belgique festive. Celle qui va bientôt se relever. Celle qui va retourner « ké une frite » et boire des pintjes. Celle qui va crier #TousEnsemble pour le foot et le reste.

Je t’invite à bouger au son de la Mémoire vive d’Akro, un des rappeurs du groupe Starflam qui évolue en partie en solo désormais.

Oui, j’ai décidé de faire la fête. La fête à la vie. Hier, j’ai eu peur. Hier, parce que mon petit ami depuis bientôt sept ans a été fainéant, il était, à l’heure de l’attaque de Maelbeek, dans le train et non dans le métro. Hier, je ne le savais pas. Le réseau était saturé. Il ne me répondait pas. Ca a duré dix minutes, entre le moment où j’ai appris l’attaque dans le métro et sa réponse. J’ai chialé. J’ai maudit ces cons qui se font sauter. Et puis, il a répondu. Tout va bien. Pour nous. Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Des gens ont perdu des proches partout en Belgique, dans la ville d’à côté. Ils ont frappé. Deux fois. Et pourtant, aujourd’hui, je choisis de fêter la vie. C’est égoïste, parce que ma fin est heureuse.

Mais je ne veux pas céder à la peur. Je ne veux pas avoir peur d’aller dans ma capitale dès que j’en ai envie. Je ne veux pas avoir peur d’aller à un concert, voir une pièce de théâtre, boire des pintes à un festival. Je ne veux pas avoir peur de mes concitoyens. Je ne veux pas céder à la haine qui déferle. Je sais pertinemment que la haine, la fermeture de l’esprit ou des frontières, et la violence ne sont pas des solutions. Ça peut sembler bisounours quand de l’autre côté ils ont des bombes. Mais je ne céderai pas. Je continuerai de penser que si notre société n’avait pas créé sur plusieurs générations un malaise tel auprès d’une frange de la population, chaque culture pourrait se vivre dans le bien-être et la bonne entente. Je continue de penser qu’on a une nouvelle chance de tout reconstruire, et que cette chance implique d’accueillir ces hommes, ces femmes et ces enfants qui fuient un quotidien rempli de ces bombes qui nous font si peur. Qu’avec eux, on peut construire une nouvelle société, où chaque personne serait libre de vivre sa culture et ses croyances sans que ça ne crée un malaise tel que des gens finalement nés ici, mais rejetés par le système, finissent par se laisser séduire par des discours de haine. Peut-être parce qu’on ne leur a jamais proposé un discours d’amour ?

Bref, je fais la fête. A l’amour. A la vie. A l’espoir. Et je ne céderai pas. Pas cette fois. Ni jamais.

See you next week = )

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2 thoughts on “One song a week #11

  1. Tu as raison. Je suis contente que tout aille bien pour vous. Je n’ai perdu personne de proche, mais j’ai tout de même l’impression qu’on m’a arraché le coeur. 😦

  2. Tu as raison de regarder vers l’avant et de garder le sourire ! C’est la meilleure solution. Ces terroristes n’auront pas raison de notre humanité.

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