La voleuse de livres de Markus Zusak

Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter. Non pas parce qu’elle est la Mort. Mais tout simplement parce qu’elle la raconte fichtrement bien !

La Voleuse de Livres, la Secoueuse de Mots, Liesel. La Mort l’a croisée plusieurs fois sur son chemin. Et elle a observée cette jeune fille et ses parents nourriciers évoluer à la Rue Himmel, dans un patelin près de Munich. Elle l’a vue apprendre l’alphabet en pleine nuit. Elle l’a vue peindre des mots sur un mur pour les apprendre. Elle l’a vue apporter de la neige et un morceau de nuage à un juif à l’abri dans son sous-sol. Elle l’a vue petit à petit tomber amoureuse de son petit voisin, le drôle de garçon allemand qui se prenait pour Jesse Owens. Des années plus tard, la Mort a ramassé ce petit carnet noir que Liesel Meminger a rempli de son histoire, et l’a précieusement gardé dans sa poche, apprenant mot pour mot l’histoire de la Voleuse de Livres, et nous la racontant.

Ce livre est une perle. J’ai vu le film en 2015, et, bien que je l’avais trouvé correct, je n’étais pas convaincue. Et je n’avais qu’une chose en tête : ce livre doit être bon. Maintenant que je l’ai refermé, je ne peux que confirmer cette impression ! Markus Zusak a réellement trouvé un ton qui me touchait directement. A travers l’Histoire, la Mort nous raconte une histoire. Et tu sais quoi ? La Mort utilise de beaux mots. Elle nous raconte les couleurs et les joies. Elle nous partage les petits détails qui nous insèrent directement dans l’histoire. Elle prend le temps. Elle ne saute pas les étapes. Elle se veut la plus fidèle possible à l’histoire que La Voleuse de Livres a couché sur le papier.

Cela faisait longtemps que je n’avais plus autant aimé une façon de raconter une histoire si simple. Pas besoin de mots compliqués ou de formules langagières exceptionnelles. L’histoire est fluide et belle, elle est simple et touchante.

Je dois vous avouer que cela faisait longtemps qu’un livre ne m’avait pas fait autant pleurer – les vingt dernières pages sont émouvantes au possible. L’histoire ne se finit pas bien, en tout cas, pas si l’on a pris le temps de s’attacher aux différents personnages – et vu comme ils nous sont présentés, on ne peut que s’attacher à eux. Mais l’histoire reste belle et sincère.

Finalement, j’aurais préféré que ce livre s’appelle la Secoueuse de Mots tant certains passages ont pu résonner en moi, étant donné les événements qui nous rapprochent tant de ce contexte de la Seconde Guerre Mondiale dépeint ici.

La Secoueuse de Mots a réussi son petit effet sur moi, et m’a rappelé (comme si c’était nécessaire) la puissance que peuvent avoir les mots, et qu’il ne faut jamais, ô grand jamais, les utiliser à la légère.

abc2016

Challenge ABC 2016 : 5/26

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12 thoughts on “La voleuse de livres de Markus Zusak

  1. Ping : Challenge lecture #2 : ABC 2016 sur Livr’Addict | Les écrits de Julie

  2. J’ai aimé le film mais sans plus.. J’ai moi aussi envie de découvrir le livre derrière le film. Je l’ai réservé à la bibliothèque la semaine passée mais je crois que je vais devoir être patiente, je ne suis pas la première sur la liste d’attente! 🙂
    En tout cas contente de lire qu’il t’a plu et ému, cela me renforce dans l’idée de le lire!

  3. Je n’ai pas vu le film (même si j’aurais bien aimé) et je n’ai pas lu le livre mais dès que je le vois dans une librairie ou à la bibliothèque, je l’achète!

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