Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Tim Burton.

Si vous êtes des lecteurs assidus, vous saurez que j’ai lu, et comme beaucoup, adoré, le tome 1 de cette saga de Ransom Riggs. Je me suis cependant arrêtée-là, persuadée que j’étais que le film se baserait uniquement sur ce tome.

Et là, premier désarroi – je n’arrive pas à savoir si

  • Tim Burton prévoit trois films et nous propose une fin alternative au premier livre
  • Je me suis royalement fait spoiler les deux livres suivants, et j’enrage
  • Je n’ai pas réellement lu le même livre que vous tous, ou pas vu le même film

Voilà, c’est dit. Deuxième déception : du coup, le film m’a ennuyé. Il semble que je sois la seule à ne pas y voir les indices du retour d’un grand et talentueux Burton. Peut-être parce que je n’ai lu qu’un livre, j’ai trouvé le film trop rapide. Certains moments requièrent qu’on leur laisse le temps de s’inscrire dans le ressenti du spectateur, et j’avais là l’impression d’être happée dans un flux trop rapide pour moi.

Pourtant, qu’on se mette bien d’accord, je reste persuadée que l’univers de Ransom Riggs avait été taillé pour Burton, que Riggs lui-même a dû grandir avec l’univers très particulier du réalisateur. Mais pour moi, et il semble réellement que je sois seule au monde, Burton a dépouillé cette histoire d’une partie de son essence magique. Parce que j’avais envie d’y croire, je remets en doute mon jugement sans cesse – étais-je malade ou préoccupée lorsque je l’ai vu ? Il va falloir le revoir pour que j’y trouve tout ce que tout le monde y voit.

Evidemment, une adaptation ne permet pas les longueurs d’un livre. Evidemment que le réalisateur s’est approprié l’histoire pour nous en offrir sa vision. Mais il semble que cette vision soit trop éloignée de la mienne que pour fonctionner.

Parlons quand même positif, parce oui, je le reconnais, il y a eu de bons choix.

De bons choix de casting, par exemple – Samuel L. Jackson mis à part, puisqu’il en fait beaucoup trop à mon goût, histoire de coller à des mimiques qu’on attend d’un méchant de film pour enfants (et pourtant, dieu sait que j’aime cet acteur). A part ce petit détail, Burton nous aligne un choix de jeunes acteurs très performants – tous à leur niveau – et une Miss Peregrine aussi tendre et stricte que le livre me l’avait présentée.

Esthétiquement, ensuite, c’est très très joli, et là, j’avoue avoir retrouvé à la fois ce que j’aime dans l’univers de Burton (des mondes très colorés en opposition à des mondes très ternes, par exemple), mais aussi ce que j’avais apprécié des vieilles photos qui sont la base du livre.

Burton a peut-être trouvé là de quoi remettre le pied à l’étrier pour nous étonner à nouveau, et je l’espère sincèrement, parce qu’il reste très apprécié dans ma petite culture cinématographique. Mais pour ce qui est du Foyer de Miss Peregrine, je me contenterai d’apprendre à mieux connaître les enfants particuliers sur papier, en imaginant ma propre version, pour mieux apprécier la magie.

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2 thoughts on “Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Tim Burton.

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