Dracula, de Bram Stoker.

Lorsque Popcorn & Gibberish a lancé son challenge livresque d’Halloween, et que j’y ai trouvé une catégorie “vampires”, je ne me voyais pas lire autre chose que le classique qu’est Dracula de Bram Stoker. Cela faisait quelques temps que je prévoyais de le lire, et c’était l’occasion rêvée. Dracula est ce qui a mis toutes les légendes de vampires au goût du jour il y a maintenant plus de cent ans, en offrant à la culture populaire de l’époque, par le biais du roman, l’histoire du renommé Comte Dracula et de ses opposants (Van Helsing, tu connais ?)

La nature humaine a d’extraordinaires facultés de rebondissement. Supprimez l’obstacle, quel qu’il soit, et de quelque manière que ce soit – même par la mort, et nous voulons retrouver nos premières raisons d’espérer et de nous réjouir.

Bref, il s’agit là un classique de la littérature, sans aucun doute, et c’est avec une grande impatience que je voulais découvrir quels éléments étaient repris dans cette œuvre qui sont encore repris dans les histoires de vampires à l’heure actuelle.

Et sincèrement, je ne suis pas déçue de ma lecture. J’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire, du fait de sa rédaction particulière. Le lecteur a à sa disposition les écrits des différents acteurs de l’histoire – ceux qui vont combattre le Comte Dracula, et doit tenter de démêler dans ces récits ce qui importe, et ce qui n’est pas réellement essentiel. Et les acteurs dont on a les écrits se multiplient au fil de l’histoire. Si j’aime beaucoup l’idée, cette façon de faire a quand même demandé toute ma concentration pour enfin être plongée à 100 % dans le récit.

La matinée ensoleillée était délicieuse, toute la fraîcheur de ce début d’automne semblait mener à sa conclusion parfaite l’œuvre annuelle de la nature.

Une fois cela dépassé, on se retrouve avec une histoire qui fait partie de l’imaginaire collectif. On commence l’histoire en Transylvanie, où le Comte s’apprête à déménager pour Londres, et fait venir Jonathan Harker, l’équivalent de son notaire je suppose, pour régler les derniers détails. On dispose donc d’abord du journal de Jonathan Harker, et on comprend que ce Comte n’est pas tout net – mais bon, vu que son nom est Dracula et que le personnage est connu, on sait à quoi s’attendre. Toutefois, l’ambiance est installée dès ce séjour, et la frayeur arrive par petits indices.

Sans doute les larmes font-elles du bien parfois ; sans doute rafraichissent-elles l’atmosphère comme le fait la pluie…

Ensuite, l’histoire s’enchaîne. On arrive à Londres par le biais du journal de Mina Harker, fiancée de Jonathan qui est sans nouvelle de lui. Et petit à petit, on va découvrir de nouveaux personnages, qui composeront tous l’équipe finale, qui, je ne vous cache rien, devra débarrasser la Terre de cette créature du démon qu’est le Comte Dracula.

L’histoire mêle une enquête pour récupérer les informations qui permettront de le combattre, un combat contre une force du mal, des inquiétudes médicales, et enfin, une épopée finale haletante. S’il ne se passe pas toujours quelque chose, le souci est dans les détails que nous livre subtilement l’auteur, et qui s’imbriquent ensemble petit à petit, pour former un tout cohérent et éclairer nos héros.

dracula_1

Le livre date de la toute fin du 19ème siècle, et l’un des personnages les plus attachants y est très certainement Mina Harker, une femme qu’on décrit comme d’une grande intelligence et pleine de bon sens – ce qui, semble-t-il à l’époque, sont toujours des qualités qui ne sont normalement que masculines. Entre clichés dérangeants et tentative de mettre une femme en avant, on ne sait pas trop sur quel pied danse Bram Stoker dans la cause féminine, et ça m’a dérangée tout le récit.

Ah ! L’étonnante madame Mina ! Elle a véritablement le cerveau d’un homme – d’un homme qui serait extraordinairement doué – mais un cœur de femme !

C’était donc là une très belle découverte, et encore un classique de plus terminé.

Le challenge Littérature de l'Imaginaire

Challenge lecture : Littérature de l’imaginaire (4ème éd.) :

15/24 (Catégorie A-Echelon 2)

challengehalloween2016

Troisième frisson d’Halloween, où je rencontre des vampires.

Cette lecture n’est pas un point marqué dans les temps, mais c’est un point quand même.

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2 thoughts on “Dracula, de Bram Stoker.

  1. J’avais commencé à lire Dracula pour un cours au lycée mais je ne l’ai jamais terminé (je me suis arrêtée un peu après le rapatriement de l’histoire à Londres). J’avais eu du mal à accrocher. C’est vraiment dommage. Il faudrait que je le relise.

  2. Ping : Je me lance dans mon premier challenge lecture – Littérature de l’imaginaire (4ème éd.) | Les écrits de Julie

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