Hunger Makes me a Moder Girl, de Carrie Brownstein (#OurSharedShelf #7)

Si on oublie les annonces, parfois bien en retard, des nouveaux choix du club de lecture GoodReads, il faut bien l’avouer : j’ai délaissé Our Shared Shelf depuis quelques mois. La cause ? Hunger makes me a modern girl, le septième choix d’Emma Watson sur Our Shared Shelf. Mes aïeux, mais il est nul alors ? Et bien non, pas du tout. Mais les mystères de la lecture étant impénétrables, je n’ai pas su m’y attacher assez longtemps que pour m’y intéresser, jusqu’à hier. J’ai lu la seconde moitié en deux jours, là où j’avais mis six mois pour lire la première.

Dans ce livre, on est face à une sorte d’auto-biographie de Carrie Brownstein, membre du groupe Sleater-Kinney – groupe qu’elle a fondé avec Corin Tucker et Janet Weiss en 1994.

Je ne connaissais ABSOLUMENT PAS le groupe, et encore moins le nom de Carrie Brownstein avant la lecture. Mais j’ai quand même tourné les pages, pour y découvrir, surtout, l’histoire d’une enfant qui grandit auprès d’une mère souffrant de troubles alimentaires, et qui devient alors une femme intéressante, mais qui se décrit elle-même (autobiographie, tu vois) comme souffrant de certains manques dans sa vie, des vides qui entraînent différents problèmes. Elle parle donc, pour moi, de comment son enfance l’a aidée à devenir ce qu’elle était, avec ses buts, ses doutes, ses liens sociaux, ses freins, etc. Plusieurs fois, lorsqu’elle évoque sa vie d’adulte, elle va refaire un lien avec un bout d’enfance qu’elle aura partagé, expliquant comment elle est devenue un petit peu hypocondriaque, par exemple, alors que sa maman exagérait parfois ses maux d’enfants.

« Persona for a man is equated with power ; persona for a woman makers her less of a woman, more distant and unknowable, and thus threatening. »

Et le féminisme, dans tout ça ? Et bien, tous les livres choisis dans le bookclub ne sont pas un discours féministe direct. En choisissant ce livre, Emma a proposé aux membres de lire l’histoire d’une femme, évoluant dans un groupe de musique 100 % féminin – et qui a été bien trop souvent définie comme telle. Là où elle estimait que son genre ne devait pas intervenir dans les questions qu’on lui posait en interview ou dans la définition de sa musique, elle a dû plusieurs fois suivre un parcours semé d’embûche pour le faire comprendre au public, aux journalistes.

« This was the same time as the Spice Girls and « Girl Power ». We knew there was a version of feminism that was being dumbed down and marketed, sloganized, and diminished. »

Je ne sais toujours pas d’où m’est venu le blocage avec ce livre. Il réunit pourtant des thématiques qui m’intéressent, et me parle d’un univers que j’ai toujours trouvé fascinant – l’évolution d’un groupe, le « behind-the-scene », etc. Même si j’ai eu du mal, je pense que ce livre gagne à être connu, pour ceux qui sont intéressés par ce que j’évoque ici. Il doit y avoir plusieurs thématiques que j’ai oubliées, ou que je n’ai pas senties en lisant, mais le livre aura finalement réussi à me toucher, dans sa deuxième moitié.

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