L’antivoyage, de Muriel Cerf. (#Kube – #7)

Cela va presque faire un an que je n’ai plus présenté une lecture Kube sur le blog ! Et pourtant, j’ai continué à en commander et j’ai donc du retard à rattraper (comme dans tout). Doit-on encore présenter la Kube ? Je ne pense pas. Pour ma part, j’ai été parmi leur groupe test en août 2015, et j’avais alors reçu une BOMBE qui m’a suffi pour les aimer à vie.

Parce que mon envie d’en acheter de nouvelles devenait trop forte, j’ai donc diminué un petit peu ma PAL Kube, en enlevant deux livres (sur quatre + 1 qui est en route ! Tu suis ?)

Et parce que je suis un peu maniaque pour ça, je les ressors dans l’ordre de réception. Ma première demande faite à la Kube était un livre qui me fasse voyager et m’emmène dans une forêt, isolée du monde. C’était plus que réussi. Depuis, cette envie de voyager revient parfois (Indian Creek par exemple). L’antivoyage répondait encore une fois cette demande.

KubeAntivoyage

Je ne vais pas te mentir, j’avais tenté de le commencer il y a quelques mois, mais impossible de réussir à me plonger dedans correctement. Je n’accrochais pas à l’écriture, et ce n’était pas ce qu’il me fallait. Pourtant, tu le sais, je n’abandonne jamais un livre (seul un aura fait exception jusqu’à présent) et suis obligée de le finir s’il est commencé.

C’est ici, tout de suite, la vérité, et si on ne la trouve pas en cherchant en soi-même, c’est que quelque chose cloche.

J’ai donc repris un peu du poil de la bête il y a quelques semaines pour laisser sa chance à L’antivoyage, un livre qui avait au moins le mérite de m’intriguer par son titre. Et qu’ai-je découvert ? Un récit de voyage cru et sincère. Si la façon d’écrire ne me plaisait pas au début, j’ai pu l’apprécier au fil des pages, tant il permettait de mettre des mots justes sur l’expérience touristique. Mon héroïne n’a pas fréquenté les hôtels cinq étoiles d’Asie (enfin si, mais pas que) et passé son temps les doigts de pied en éventail. Non. Mon héroïne s’est jetée sans retenue dans la vie de l’Asie, comme les touristes qui cherchent un peu une expérience plus authentique pourraient la vivre, en restant pourtant touriste du début à la fin.

A aucun moment, elle n’a prétendu que son voyage était parfait, loin de là. Mais son voyage était ce qu’elle recherchait : une expérience authentique. Et ses mots sont bien là pour en parler. Elle nous présente l’Inde sale, les enfants mendiants, les étrangers qui y vivent comme des rois et sans retenue.

C’était une expérience de lecture différente de ce à quoi je suis habituée en termes de récit de voyage, parce que l’auteur ne fait pas tant d’introspection que ce que je lis d’habitude. Mais ça m’a finalement très bien été, malgré un rythme de lecture lent. Mais finalement, c’est aussi la lenteur qui caractérise un vrai voyage. Et elle aura au moins eu le mérite de me donner l’envie de découvrir l’Asie réelle, comme elle l’a fait !

J’ai vu Devi l’épouse de Civa laver sa culotte dans les fontaines de Katmandou, Kâli la noire s’épouiller avec la minutie d’une mère babouin, Radhâ la bergère chiquer le bétel et cracher par terre des jets de salive rouges, les bayadères d’Anghor continuer leur ronde déhanchée à Bangkok le long de Patpong Road et faire le tapin à Klong Toï, j’ai filé cent baths à Lakshimi sortie de sa mer de lait pour me masser le dos au Takara Palace, j’ai croisé le fatal regard de la princesse Sita parmi les beautés en cage d’un bordel de Bombay, les apsaras de Khajurâho ont dansé rien que pour moi et j’ai pénétré dans le gynécée de Siddhârtha avant qu’il ne devienne Bouddha quand il veillait encore sur le sommeil de ses femmes. J’ai vu Devi l’épouse de Civa laver sa culotte dans les fontaines de Katmandou, Kâli la noire s’épouiller avec la minutie d’une mère babouin, Radhâ la bergère chiquer le bétel et cracher par terre des jets de salive rouges, les bayadères d’Anghor continuer leur ronde déhanchée à Bangkok le long de Patpong Road et faire le tapin à Klong Toï, j’ai filé cent baths à Lakshimi sortie de sa mer de lait pour me masser le dos au Takara Palace, j’ai croisé le fatal regard de la princesse Sita parmi les beautés en cage d’un bordel de Bombay, les apsaras de Khajurâho ont dansé rien que pour moi et j’ai pénétré dans le gynécée de Siddhârtha avant qu’il ne devienne Bouddha quand il veillait encore sur le sommeil de ses femmes.

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