Le maître du haut-château, de Philip K. Dick

Ce dimanche 5 novembre se clôturait le challenge halloween de Popcorn & Gibberish pour lequel on avait donc cinq livres à lire. Je n’aurai réussi à valider que deux items dans les temps impartis : un livre de Philip K. Dick et un livre qui parle de fées. Mais je compte bien jouer les prolongations et valider les autres consignes en novembre !

J’ai décidé de commencer mes lectures par Le maître du haut-château, qui était peut-être un mauvais choix stratégique finalement. J’ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l’histoire complètement, mais je ressors quand même très heureuse d’avoir enfin lu ce livre (ce qui signifie que je vais ENFIN regarder la série du même nom).

Au début du roman, on débarque dans un monde où le Japon et l’Allemagne ont gagné la seconde guerre mondiale. Les nazis dominent une grande partie du monde, et le Japon, l’autre partie. Les Etats-Unis, eux, sont scindés en deux.

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Je crois que le premier frein qui aura rendu mon rythme de lecture aussi lent, c’est que j’ai été un peu perdue de débarquer ainsi dans le monde. On va, petit à petit, chercher les indices qu’il nous faut pour remettre les pièces du puzzle et comprendre ce qu’il se passe réellement. D’habitude, ça ne me pose pas problème, mais j’ai trouvé tout ça assez ardu chez Philip K. Dick – au point de me demander si c’est comme ça pour tous ses livres (bref, j’en ai déjà remis dans ma wishlist pour vérifier).

On n’en parlera plus, se dit Childan. Un jour. L’idée même de position. Ni gouvernants, ni gouvernés, juste des gens.

Un deuxième frein serait cette intervention de deux livres dans le livre : le Saut de la Sauterelle, qui est un livre dans ce monde-là, qui explique ce que le monde serait si l’Allemagne et le Japon avait perdu la guerre (tu la vois la bookception là ?). Et un autre livre qui est fortement utilisé par plusieurs protagonistes, c’est le yi king (ou livre des mutations), à savoir un livre « oracle » chinois (qui existe réellement). Plusieurs protagonistes s’en remettent à sa sagesse pour prendre des décisions ou évaluer l’impact de leurs actions dans l’avenir. Tout ça reste très flou une bonne partie du livre. J’avoue que je ne voyais pas du tout où l’auteur m’emmenait. Et la surprise n’en fût que plus folle !

Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ?

Tout se passe très lentement. On suit différents personnages qui tiennent différentes positions dans cette société différente – un mandataire japonais aux Etats-Unis, deux ouvriers américains qui se lancent dans l’artisanat, un américain qui tient un magasin d’antiquités, un suédois un peu louche, un italien totalement convaincu par la doctrine nazie. (Je décris ici les personnages comme on nous les présente en début d’histoire – certains ne seront pas tout à fait ce qu’on a voulu nous faire croire)

Nous vivons dans un monde psychotique. Les fous sont au pouvoir. Depuis quand en avons-nous la certitude ? Depuis quand affrontons-nous cette réalité ? Et… combien sommes-nous à le savoir ?

Et il faut quand même beaucoup de temps pour comprendre que tous ces destins vont mener à une intrigue bien plus élaborée que ce que nous donne à croire tout au long du récit. Mais une fois que tout s’est enclenché, j’ai eu énormément de mal à relâcher mon livre ! Je ne savais plus trop quoi penser par moment, les personnages devenaient-ils fous, ou incroyablement lucides justement ?

Si les femmes n’étaient pas là, on parlerait voitures et chevaux de course, on raconterait des blagues graveleuses. La civilisation n’existerait pas.

Bref, ça reste une lecture mitigée parce que j’ai failli regretter en cours d’histoire de m’être lancée dedans, puisque je n’accrochais qu’à moitié. Mais une fois arrivée à la fin, j’ai été suffisamment soufflée que pour faire remonter la note d’un bond. J’ai hâte de découvrir d’autres histoires de l’auteur. Dans le cadre du challenge Halloween, j’avais hésité avec Le Temps désarticulé (qui serait une base de l’histoire du Truman Show, alléchant donc !). Et je vais aussi aller voir les chroniques de mes camarades pour voir quel livre ils ont lu dans le cadre du challenge, et ce qu’ils en ont pensé !

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3 thoughts on “Le maître du haut-château, de Philip K. Dick

  1. Ping : #Popsugar #ReadingChallenge #2017 | Les écrits de Julie

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