Au revoir là-haut

Ce week-end, lors d’une petite journée en famille à Louvain-la-Neuve, nous avons pensé culture. Etape 1 : dévaliser le Slumberland (magasin de BDs), seul magasin ouvert en ce 11 novembre ou presque. Etape 2 : aller au cinéma. Pour le coup, c’est mon Daddy Cool qui a choisi le film. Même si j’avais aussi repéré Au revoir là-haut, je me méfiais (comme avec un peu tous les films français). Mais il n’y avait pas grand-chose d’autre qui me tentait, donc bon, j’ai cédé. Et heureusement !

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C’est donc l’histoire de Albert Maillard (Albert Dupontel) et de Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart), deux soldats français que l’on retrouve pour la première fois le 9 novembre 1918. L’armistice semble approcher, et les camps de la guerre sont à l’arrêt, le temps de confirmer qu’un accord de paix a été trouvé. Mais dans certaines tranchées, on retrouve des gradés qui font la guerre pour le plaisir de blesser. C’est le cas de celle où se trouvent Edouard et Albert. Ils sont sous les ordres de Pradelle (Laurent Lafitte), un type un peu immonde qui va relancer les hostilités pour son simple plaisir. C’est ce 9 novembre 1918 qu’Edouard va être gravement blessé et que toute l’histoire va débuter.

Après avoir été séparés quelque peu à la fin de la guerre, Albert fini par retrouver Edouard, et à l’aider à s’accrocher tant bien que mal à la vie. Grâce à la jeune Louise, une orpheline qui leur apporte quelques vivres, Edouard va doucement se remettre à vivre. Il va alors échafauder une arnaque qui va entraîner les deux comparses là où ils ne s’y attendaient pas.

Je ne vais pas en dire trop sur l’intrigue, parce que c’est réellement l’effet de surprise et la façon dont tous les éléments s’imbriquent qui fait de ce film une histoire simplement sublime. J’avoue que je ne m’attendais pas à un flot si grand d’émotions dans ce film – de la colère en début face à ce Pradelle, de la joie et des rires pendant le film face à Edouard qui retrouve petit à petit le goût des choses, et des larmes pour ce final si prenant. Il est rare de voir dans un film une fin qui paraît si inattendue, et pourtant si normale. Une surprise pas si étonnante ? Je ne sais toujours pas bien mettre les mots sur ce final, mais c’était beau, simplement.

Et pas uniquement le final, en fait. Toute cette poésie qui entoure le personnage d’Edouard est extrêmement touchante, l’amitié et tout ce que fait Albert pour son compagnon sont aussi un facteur important d’émotions.

Précisons enfin que le jeu de Nahuel Perez Biscayart (que j’ai découvert donc) était juste impressionnant. Son personnage ne peut, finalement, se servir que de son regard pour faire passer toutes ses émotions – et c’est plus que réussi !

Bref, je ne peux que recommander le détour par le cinéma pour voir cette petite merveille, réalisée par Albert Dupontel. Puisqu’on est plutôt littérature par ici, je dois évidemment toucher un ou deux mots sur le livre, que je n’ai pas lu. J’en ai vu un tas de critiques positives. Pourtant, exceptionnellement, je pourrais me contenter du film, de peur de ne pas retrouver dans les mots toute la magie d’Edouard que les images ont su rendre.

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