A Christmas Carol, de Charles Dickens

Il y a quelques années, je suis tombée sous le charme de la magnifique collection Puffin Chalk, des classiques de la littérature pour enfants en anglais, proposés avec des couvertures magnifiques. J’avais déjà lu Alice au Pays des Merveilles au moment de les acheter, mais il était tellement beau que je l’ai pris aussi. Et j’ai lu Peter Pan en 2016 dans cette magnifique édition. Mais depuis, les autres traînent dans ma PAL. Avec notamment A Christmas Carol qui me faisait de l’œil depuis deux Noëls.

puffin-chalk-collage

Un peu après les festivités du 25, j’ai donc décidé d’enfin commencer ce classique. Pour la petite histoire, avant de commencer, jamais ô grand jamais je n’ai vu une des nombreuses adaptations en film de l’histoire de Scrooge – ne me demandez pas pourquoi, j’ai toujours réussi à passer à côté. Du coup, l’histoire était assez neuve pour moi, et c’est tant mieux.

Je dois dire que j’ai plutôt dévoré la drôle de rencontre avec Ebenezer Scrooge, l’anti-héros qui n’aimait pas Noël dont Dickens nous parle dans ce livre.

L’histoire se lit de manière assez fluide en anglais, avec un ton que j’ai énormément apprécié. Je ne connaissais pas du tout la plume de Dickens, et c’est donc une première belle rencontre. Un peu comme je l’avais déjà apprécié dans Peter Pan d’ailleurs, Charles Dickens fait recours, dans ce livre, à un narrateur pour nous raconter la rencontre de Scrooge avec les trois esprits de Noël. Et ce narrateur n’hésite pas à ajouter quelques commentaires de son cru sur ce qui nous est raconté, ce qui ajoute un peu de recul à l’histoire.

On peut repérer dans cette histoire, tout d’abord, un amour des festivités qui ponctuent la période de Noël. Qu’elles aient lieu chez des gens un peu nantis ou dans les quartiers pauvres, toutes les célébrations dont Scrooge est témoin durant ses rencontres avec les trois esprits sont joyeuses. Qu’il l’ait voulu ou non, Dickens a donc écrit une ode au faste de la période qui entoure la date du 25 décembre.

Mais évidemment, on ne peut s’arrêter simplement à ça. Nous avons affaire, avec A Christmas Carol, à une petite critique de plusieurs aspects de la société de Dickens : les différences économiques qui existent, la présence de la pauvreté, l’individualisme de Scrooge et son manque d’intérêt pour ses contemporains, le moment du jugement dernier, aussi.

Sans être moralistes, les trois esprits rencontrés par Scrooge permettent à Dickens de mettre en avant des valeurs qui lui importent, je suppose, et cela permet donc de passer un moment assez festif, tout en réfléchissant malgré tout à ce qui fait, aujourd’hui encore, la richesse des festivités de la nativité.

Le ton et le vocabulaire employés par l’auteur ont été deux éléments qui ont aidé à ce que j’apprécie réellement ma lecture, et je suis donc curieuse de découvrir un autre roman de l’auteur – en anglais également – pour confirmer la première impression qu’il m’aura laissée avec cette lecture.

5 réponses sur « A Christmas Carol, de Charles Dickens »

  1. J’adore ce conte qui, comme tu le dis si bien, n’est pas moraliste mais n’en est pas moins défenseur de causes fortes pour autant ! La plume, l’engagement et l’humour cynique de Dickens y sont très bien représentés. Si tu veux en découvrir un autre, je te conseille volontiers Oliver Twist ou David Copperfield. De Grandes Espérances est un peu plus lent à démarrer et certains romans de l’auteur sont tout simplement moins prenant (je pense surtout à Little Dorrit qui m’a beaucoup déçue, pour ma part^^’).

  2. Je seconde le conseil d’Oliver Twist ou David Copperfield !
    Sinon, tout comme toi, j’adore ce conte que je relis souvent depuis que je l’ai découvert il y a 4 ou 5 ans.
    Et je suis curieux sur cette édition Puffin Chalk… est-elle illustrée aussi à l’intérieur ? Je me dis que ça pourrait peut-être me servir pour quelques cours particuliers histoire de motiver les élèves ehe D’ailleurs, l’an dernier, j’avais un élève de seconde qui a eu en lecture cursive A Christmas Caro de novembre à fin janvier. J’ai trouvé ça sympa comme concept de la part du prof – même si à la fin, j’étais un peu en overdose.

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