Dans ma bédéthèque S03#16

On se retrouve avec deux BDs qui n’étaient pas spécialement dans ma PAL depuis longtemps, puisque ce sont deux sorties récentes. Mais un coup de coeur fait plus tôt dans l’année d’un côté, et un joli teasing de l’autre ont fait que je n’ai pas pu attendre beaucoup plus longtemps pour les découvrir. Et tu sais quoi ? Ce sont deux BDs coups de coeur !

The end (Zep) (Editions Rue de Sèvres)

zep-the-end-larbreDeuxième fois cette année que je retrouve Zep dans un cadre totalement différent de ce pour quoi je le connais normalement : Titeuf. Souviens-toi, j’avais été totalement conquise par Un bruit étrange et beau, à tel point que j’avais envie de savoir si c’était un coup de chance, ou si Zep quand il fait du sérieux et du beau, ça fonctionne toujours.

Du coup, récemment, je me suis acheté The End. La couverture, avec ses teintes vert fluo, avait eu le mérite d’attirer mon attention, ainsi que ce titre prometteur : The end of what ? Je n’ai pas eu trop de mal à accrocher au résumé au dos, également.

Et décidément, cette lecture tombait à pic, puisqu’en parallèle, j’écoute le livre « La vie secrète des arbres » en audio. Et dans The End, on va aussi aborder cette vie secrète, ce réseau de communication qui existe entre les arbres et qui est bien plus développé qu’on ne l’imagine. Théodore va l’apprendre, un peu à ses dépens.

Il arrive en Suède pour faire un stage auprès d’un éminent chercheur, qui tente de comprendre la communication entre les arbres. Théodore a pour mission de relever les différents indicateurs d’une quelconque activité chez les arbres, des émissions de gaz différentes de la norme, etc.

En parallèle à son stage, des événements étranges ont eu lieu de par le monde, et Théodore commence à comprendre que la théorie du chercheur est peut-être exacte, et qu’il se passe quelque chose de bien plus important qu’ils ne le croient.

Je vais m’arrêter là dans la description, mais cette BD a tout pour me plaire : des personnages attachants, un poil d’addiction aux Doors, une intrigue dystopique, et un message quant à notre rapport à la nature et à notre position dans l’écosystème.

Je vais décidément garder les BDs de Zep sous la main, parce qu’elles me parlent toutes énormément !

Du côté de dessin, il y a, comme pour Un bruit étrange et beau, une certaine sobriété, et des ambiances installées grâce à des couleurs dominantes – voire des planches qui ne jouent que sur une teinte et ses nuances. Le tout donne une atmosphère très intense, dans laquelle on laisse place aux émotions, et aux sentiments du lecteur.

L’obsolescence programmée de nos sentiments (Zidrou & Aimée De Jongh) (Editions Dargaud)

ObsoSentimentsOn change d’ambiance puisqu’on va plonger ici dans une histoire d’amour naissante entre deux jeunes seniors. Méditerranée a soixante ans, et sa mère vient de décéder. Elle s’en occupé toute sa vie, et peut désormais goûter à une nouvelle liberté. Ulysse a été déménageur pendant toute sa carrière, mais un récent plan de restructuration lui cause de perdre son emploi pour se retrouver dans une retraite pour laquelle il n’était pas prêt. Leurs chemins vont se croiser, et petit à petit, une complicité va s’installer entre nos deux attachants personnages.

L’obsolescence programmée de nos sentiments, c’est un regard sur comment la société voit ses « vieux », comment on peut ranger les personnes dans des cases selon des critères purement chiffrés, mais qui ne correspondent pas toujours aux avis des principaux intéressés. C’est un regard sur la chance d’avoir une seconde vie, de pouvoir revivre des choses que l’on ne croyait pas pouvoir avoir à nouveau un jour. C’est une proposition de prendre la vie du bon côté et de cesser de s’arrêter à ce que peut bien penser la société de ce que l’on fait, tant que nous, on sait que nos choix sont bons pour nous.

Vous l’aurez compris, j’ai lu ces deux BDs sur la même après-midi, et bien que les genres soient différents, c’étaient deux jolis coups de cœur qui font du bien.

L’obsolescence programmée de nos sentiments est une histoire remplie de tendresse et d’espoir, et rien que pour ça, elle en vaut la peine. Les dessins et les couleurs, traits et teintes très doux, permettent de ne pas brusquer la tendresse qui s’installe, et de savourer le tout sans en faire trop.

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