Correspondances, de Valence Rouzaud

Cela fait presque un an maintenant qu’un bon samaritain a pris contact avec moi sur Babelio pour me proposer de m’envoyer ce recueil du poète Valence Rouzaud. Pourquoi moi ? Je ne lis jamais de poésie et ne m’y connais pas du tout. Qui est Valence Rouzaud ? Ah, on m’indique d’aller voir un peu sur le blog de Madame Lit – un des blogs que je préfère et qui parle de temps en temps de ce genre que je ne connais que trop mal. Et je constate que j’ai laissé un commentaire sur ce même article que j’ai apprécié les extraits qu’elle partageait. Me voilà donc à accepter ce recueil gentiment offert, je suppose par les éditions Thierry Sajat.

Un an donc. Pour lire 65 pages. Tout simplement, parce que je fais partie de ces gens que la poésie inquiète un peu. Je ne suis pas toujours sûre de comprendre ce que veut dire le poète, j’ai cette sensation qu’il faut avoir été initiée un minimum pour apprécier, et que j’ai dû louper cette étape.

Recevez mon amitié, les poètes sont des enfants qui détournent les avions avec des cerfs-volants.

Mais en ce jour un peu pluvieux d’août, j’ai décidé de me lancer. J’ai décidé de lire ces pages d’une traite, pour me forcer, et d’y revenir ensuite lettre par lettre pour mieux me les approprier. Lettre ? Et oui, il s’agit ici d’un recueil reprenant des lettres écrites en prose par Valence Rouzaud, à des amis, à des artistes, à personne.

J’ai donc ouvert mon recueil, pour m’apercevoir, un an plus tard, qu’il était dédicacé par l’auteur. Ça disait, « à Julie, vous et moi, nous raisonnons le monde en enfant et le rêvons en adulte (p12.) » Et là, je me suis dit que ça me parlait, que décidément, ce que j’avais déjà lu sur le blog de Madame Lit et ceci aurait dû me motiver.

J’ai donc parcouru les lettres. Pour être honnête, mon sentiment de louper des trucs persiste. Mais je sais que ce que j’ai lu était beau, et que l’auteur semble avoir des thématiques fétiches. Il aime la poésie et rend hommage à certains de ses poètes favoris, il n’aime par contre pas les grosses industries culturelles et les diktats culturels imposés par quelques grands noms. On sent un peu de rancœur dans ses poèmes, de n’avoir pas pu percer en tant que grand nom ? Je ne sais pas, mais il y a ce sentiment persistant de se sentir petit, mais important quand même.

L’auteur semble aussi aimer la nature et le calme, et le préférer à la grande ville. Il alterne une vie parisienne avec des retraites prolongées dans sa petite cabane dans les bois, et on devine un artiste dans l’âme, qui écrira peu importe s’il est publié ou non.

Comme je l’ai déjà dit, je pense qu’il va falloir que je prenne le temps de relire ce recueil. Lire une lettre ou l’autre de temps en temps, et me plonger dedans. Mais j’ai été heureuse de ce petit saut vers le grand inconnu que représente la poésie pour moi. Les Correspondances de Rouzaud m’ont aussi fait me questionner sur différents aspects qu’il évoque : mon rapport à la culture de masse, la place laissée aux petits artistes, etc.

C’est donc une agréable surprise, et je vous recommande donc cette lecture… ou une autre d’un artiste méconnu mais qui vaut la peine qu’on lui laisse sa chance.

Je n’ai pas encore pris le temps de lire les extraits envoyés avec ce livre, et tirés de deux précédents recueils : Rentier et Mon âme en ciseaux, mais ma curiosité a été piquée.

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