Sing Street

On continue sur la lancée des films dont j’ai oublié de te parler après premier visionnage, et que je revois donc parce que j’avais des trucs à dire sur eux.

Cette fois, c’est Sing Street qui gagne son droit à être défendu. Et plutôt bien, je dois dire. Il traînait à la maison depuis quelques temps, mais on n’avait jamais pris le temps de le regarder. Jusqu’à ce dimanche aprem où on a enchaîné les films un peu au hasard, et où on a eu cette bonne surprise !

L’histoire est celle de Connor, un ado irlandais, dans les années 1980. À la suite de quelques problèmes familiaux, il est contraint de changer de lycée et se retrouve donc à Synge Street, une école bien plus stricte que ce qu’il avait l’habitude de fréquenter. Ce nouveau lycée est religieux, et dirigé par Père Baxter, très à cheval sur les règlements et le fait de ne surtout pas sortir de la norme. Connor est très influencé par son grand-frère, Brendan, qui est passionné de rock et tente d’éduquer son petit frère musicalement. C’est un peu tout ça qui va mener au pitch du film repris sur l’affiche :

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Boy meets girl. Girl unimpressed. Boy starts band.

Pour séduire Raphina, Connor va donc monter un groupe de rock avec des élèves de l’école, un peu bras-cassés eux aussi. Et tout au long du film, on les voit s’améliorer, jusqu’à devenir plutôt bons, il faut dire.

Les films un peu rock avec un ado qui doit un peu se retrouver, ça me parle bien, moi (coucou Good Morning England), mais ici, il n’y a pas que ça. Même si c’est loin d’être dur, le tout est un peu plus sérieux que mon film doudou, et va aborder les choses avec un peu moins de second degré.

Connor vit dans une Irlande que beaucoup de jeunes quittent pour aller tenter leur chance en Angleterre, une Irlande qui n’est pas encore remise tout à fait des tensions qui l’ont touchée en début de siècle, et une Irlande en pleine crise économique.

En parallèle, il y a aussi la question de poursuivre ses rêves, ou de ne rien faire de sa vie, avec plusieurs personnages qui peuvent illustrer soit l’espoir, soit la désillusion.

Il y a aussi clairement une critique de l’enseignement religieux abusif, avec des règles en arrière sur son temps et aucune réelle préoccupation pour l’épanouissement des élèves. J’ai fréquenté des écoles catholiques dans lesquelles on m’a toujours poussée à aller plus loin, à me dépasser. Mais ça n’a pas toujours été comme ça, et c’est assez bien montré dans le film.

Sing Street, c’est aussi et surtout l’adolescence, avec tout ce que ça comporte comme émotions et comme questionnements. C’est peut-être ce que je préfère dans le film.

Ah bah non, en fait. Ce que je préfère, c’est la musique. Que ce soit celle du groupe du film (essayez de vous sortir « Girls » de la tête quand elle s’y est incrustée), ou les musiques qui nous replacent dans l’époque, ça fait du bien !

Bref, je vous conseille fortement ce petit film découvert un peu par hasard, et je vous partage d’ailleurs Girls tiens. C’est cadeau !

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2 thoughts on “Sing Street

  1. Ping : One song a week S03#43 | Les écrits de Julie

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