The Lost City of Z

Il faut que tu saches, avant tout, qu’il y a une liste de films que j’ai vus ces derniers mois, qui m’attendent pour être chroniqués, au point que je doive les revoir, parce que je ne m’en souviens plus suffisamment. C’est le cas pour Lost City of Z, avec en plus le fait que j’étais crevée quand on l’a regardé la première fois, et que donc, je me suis probablement endormie plusieurs fois – je n’avais donc pas trop bien compris tout ce qu’il se passait.

Donc je l’ai revu, et je te refais ma chronique assez rapidement cette fois, parce que bon, j’aimerais passer à autre chose tu sais.

Pourquoi on a regardé Lost City of Z la première fois ? Parce que des histoires de découvertes de nouveaux territoires et de jungle, c’est pas mal. Et aussi parce qu’il y avait Charlie Hunnam, qu’on était en train de découvrir et d’apprécier dans Sons of Anarchy.

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Lost City of Z, c’est donc l’histoire d’une quête, la quête d’une cité perdue quelque part sur la frontière entre la Bolivie et le Brésil. Le caporal Fawcett (Charlie Hunnam) est envoyé en mission pour dessiner la frontière qui sépare ces deux pays, et il va rentrer en clamant qu’il a vu des reliques d’une civilisation bien plus ancienne que ce qu’on imaginait pour l’Amérique du Sud.

Il va donc retourner plusieurs fois sur place, et va à chaque fois connaître quelques problèmes un peu difficiles à contourner, mais se rapprocher toujours un peu plus de cette fameuse Z. Alors que tout le monde se moque de lui et que personne ne croit en sa cité perdue, il ne perd jamais vraiment espoir et va essayer de réunir à chaque fois les moyens pour mener à bien sa recherche de la cité perdue.

C’est donc une histoire d’aventures, de quête, de jungle, d’indiens cannibales (mais qui ne mangent pas nos héros, ouf). Mais c’est aussi, et surtout, l’histoire d’une obsession qui ne semble pas vouloir se concrétiser. C’est parfois long, j’ai trouvé, et c’est surtout assez désespérant de voir que le destin semble se liguer contre Fawcett (je te dirais bien le caporal, mais heureusement, il monte en grade plusieurs fois sur le film, donc on va juste l’appeler par son nom).

Que ce soit un mécène insupportable qui n’a rien à faire dans la jungle ou son équipier de toujours qui le lâche et finit par ne plus croire en l’importance de cette quête, tout l’univers semble envoyer des signes à notre héros pour qu’il arrête sa quête, mais il arrive malgré tout à ne percevoir que les signes qui lui disent qu’il a le destin de son côté (mais où ?)

Bref, je suis mitigée sur ce film – les images, les acteurs, les ambiances sont tous et toutes très bien choisis, très bien réussis, et le tout fonctionne très bien. Mais il m’a manqué un petit truc, un petit élément qui faisait que j’avais aussi envie d’y croire, à cette quête. Peut-être est-ce une des bonnes réussites du réalisateur, de faire en sorte que son spectateur soit, lui aussi, un peu contre cette quête impossible et liguée contre le héros. Mais ça m’a fait perdre une partie importante du film – un peu d’empathie pour le personnage de Fawcett.

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Il semble que le tout soit tiré d’une histoire vraie, et d’un roman qui la relate écrit par David Grann, et le réalisateur n’a donc probablement pas pu inventer un côté plus sympathique au personnage de Fawcett, mais j’avoue que c’est ce qui m’a manqué pour me plonger entièrement dans le film. Non pas tant que le personnage ne soit pas humain, parce que la poursuite d’un idéal coûte que coûte me semble une chose extrêmement humaine à faire, mais j’ai eu du mal avec sa capacité de renoncer à sa famille aussi facilement plusieurs fois, avec son obsession qui l’a fait passer à côté de temps d’autres choses.

Bref, le film d’un point de vue technique est brillant, vraiment (la photographie est incroyable – loin du côté trop coloré de la jungle qu’on veut nous montrer parfois), je crois que le fait qu’on ne soutienne pas Fawcett est aussi un pari plutôt osé. Mais c’est ce qui fait que je ne peux pas dire que j’ai aimé le film, d’un point de vue purement sentimental !

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One thought on “The Lost City of Z

  1. J’avais beaucoup aimé ce film lorsque je l’ai découvert il y a quelques mois ! Mes souvenirs sont un peu flous maintenant, je l’avoues, mais je comprends un peu ta frustration sur certains aspects du film pour l’avoir moi-même ressenti ! J’ai découvert bien plus tard que c’était l’adaptation d’un bouquin (et d’une histoire vraie!), que j’espère lire un jour, pour peut-être avoir plus de détails, et qui sait, de réponses ?
    En tout cas, je suis entièrement d’accord avec toi, la photographie est vraiment très belle dans ce film, et j’ai trouvé les interprétations de chacun plutôt justes et de qualité !

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