Saint-Pierre-La-Mer, Sud de la France – clap deuxième (Trip #12)

Qui est attentif dans la salle et aura compris que ce n’est pas le premier « trip » à Saint-Pierre pour moi ? Oui, bon, j’ai mis « clap deuxième » dans le titre, ce qui est généralement un indice pour dire que c’est ma deuxième fois. Et oui, Amoureux et moi sommes repartis dans l’appartement de ma tante cette année, pour deux semaines cette fois, histoire de décompresser un max’. Pour nous, c’était l’occasion d’éviter des frais de location (qu’on a bien compensés en se faisant plaisir sur place), mais c’est aussi une région qu’on finit par beaucoup aimer et où on a encore énormément à découvrir.

Je ne vais pas te refaire un compte-rendu jour par jour comme l’année dernière, déjà parce que je ne me souviens pas de ce qu’on a fait chaque jour, mais aussi parce que, comme je l’ai mis plus haut, on partait pour décompresser : il y a donc des jours où on n’a pas vraiment fait grand-chose. Mais si on considère ces articles comme mon petit guide de voyage à moi pour me souvenir vous présenter des trucs sympas, alors j’ai encore des choses à te dire.

Tout d’abord, je dois te dire que, même si mes parents essayaient de varier nos lieux de vacances quand j’étais petite, ça fait longtemps que Méditerrannée = Saint-Pierre pour moi. Ça fait plus de dix ans maintenant qu’on part là-bas et qu’on a délaissé le reste de la côte. Je ne sais donc pas si tous les petits villages méditerranéens sont comme ça ou pas, mais Saint-Pierre est un vrai village de vacances : marché tous les matins, fête foraine tous les soirs (jusque fin août). Et puis, le 1er septembre, tu sens que c’est fini : certains restaurants ou commerces ferment pour l’année jusqu’à la saison prochaine, la fréquentation de la plage est réduite de moitié. Je vous avoue que ce n’est pas plus mal, pour nous. On n’est pas trop « foule », la fête foraine ne nous intéresse pas, et le marché continue malgré tout, même si réduit, mais on ne veut quand même acheter que des fruits, légumes, tapenades, vins. Donc ça, on continue de trouver. Partir en septembre, c’est aussi l’assurance de ne pas être plus de dix en même temps à la piscine (voire bien souvent, de n’être qu’à deux), de pouvoir profiter de la plage et de ne pas devoir attendre que la musique de la fête soit coupée pour pouvoir dormir. Cette année, on a eu un peu des deux ambiances, en partant à cheval sur août et septembre.

Comme l’année passée, ce compte-rendu va être amélioré grâce à mes photos instagram, partagées tout au long de mon voyage.

Au programme de nos vacances, la même chose qu’à chaque fois qu’on part quelque part : un équilibre à trouver entre randonnées, visites, ne rien faire et des moments complices en Amoureux (un bon restaurant, une soirée avec du vin à regarder les étoiles sur la terrasse, etc.) Encore une fois, mission accomplie ! Les deux derniers points te concernant moins, on va donc parler un peu randos et visites.

View this post on Instagram

Les repas #miammiam de France #socliché

A post shared by Julie Juz 🌍 (@juliejuz) on

On a mis du temps à se mettre en route, profitant de la première semaine pour se reposer un peu plus que la deuxième. Mais nous avons malgré tout quatre randonnées à notre actif : deux « petites » faites le même jour (qui cumulées ont fini par nous faire un bon 15km), une moyenne et une grande. Trois de ces randonnées sont (encore et toujours) sorties tout droit du topoguide Aude-Pays cathare, des livres de randonnées dont on est tombés sous le charme avec notre voyage à La Palma et qui sont vraiment sympas pour des randos balisées qui aident à visiter une région.

La première randonnée était donc celle de l’étang du Doul, près de Sigean. Des étendues d’eau qui rejoignent la mer, un petit ponton pour passer sur l’eau, des flamands roses qui se reposent, un soleil incroyable : c’était la randonnée idéale pour se remettre en jambe. En plus, on a eu la bonne idée de se tromper à un moment, pour finir par faire plus de « hauteurs » que prévu. Les panoramas étaient tous sublimes et le parcours vraiment agréable (assez accessible si on veut éviter les quelques points de vue sur les hauteurs).

View this post on Instagram

L'étang de Doul #iwalkthereforeiam #onachaud

A post shared by Julie Juz 🌍 (@juliejuz) on

De là, et malgré le fait que l’heure était déjà bien avancée, on a décidé de faire la deuxième rando qu’on avait repérée dans les parages. Direction Gruissan cette fois, où « Les Goules » nous attendaient. Finalement, l’heure tardive n’a pas été un problème puisqu’on a eu droit aux magnifiques couleurs du soleil qui se couche et les reflets sur les salins.

View this post on Instagram

Les Goules #iwalkthereforeiam

A post shared by Julie Juz 🌍 (@juliejuz) on

Avant d’aller plus loin, il faut que je m’arrête sur Gruissan. On a donc eu fini de marcher alors qu’il faisait noir, et on a décidé d’aller manger dans le centre de Gruissan. On avait visité la ville en journée l’année dernière, et nous avons donc juste cherché un bon endroit où manger. La ville semble devenir piétonne en soirée, et les terrasses peuvent ainsi s’étendre, ce qui était assez agréable. Un peu par hasard, nous avons fini à La Cranquette, un restaurant qui travaille principalement avec les produits de la mer. Et bien nous nous sommes régalés. Vraiment ! De l’entrée au dessert en passant par les vins. Et le tout a été encore amélioré quand Amoureux a décidé qu’il me l’offrait (malgré notre compte commun). Je n’ai pas des masses de restaurant à te conseiller, mais là, si ! (Bon et tant qu’on y est, si tu es à Saint-Pierre, nous avons bien mangé à L’Effet Mer – toujours en prenant un menu « produits de la mer », nous ne nous avançons pas pour le reste).

La deuxième journée de randonnée était consacrée à la seule balade qui n’était pas dans notre livre, mais qui était malgré tout balisée. Saint-Pierre se trouve dans le Massif de la Clape, et on s’est rendu compte qu’on n’avait jamais vraiment pris la peine d’aller se promener dedans. On a donc suivi le sentier de la Chapelle des Auzils, et là encore, on a fait de belles découvertes. On s’est évidemment plantés à un moment – descendant une longue pente puis la remontant parce qu’il ne fallait pas du tout aller par là. Mais ici encore, on a eu droit à de beaux paysages, donc un panorama impressionnant sur Narbonne pendant notre pause midi.

On pouvait poursuivre cette boucle avec une autre, qui avait le même point de départ, et rajoutait 4 ou 5 kilomètres : le sentier de La Goutine. Mais là encore, on s’est apparemment trompé quelque part, parce que notre boucle n’a fait que deux kilomètres maximum, et un petit vingt minutes en plus.

La dernière randonnée qu’on a faite était probablement une de celles qui me faisait le plus envie dans le livre : Le Sentier du Facteur – 17,5 km (je pense) et un dénivelé positif de 500 mètres. Alors, si tu me connais un peu et que tu suis un peu mes réseaux sociaux, tu dois peut-être savoir que je suis en pleine tentative d’avoir une meilleure condition physique et d’opérer quelques changements dans mes habitudes de vie. 17,5 km et un dénivelé positif de 500 mètres, il y a à peine deux ans, je l’aurais fait, peut-être, mais en pleurant à un moment tellement c’était dur et en étant extrêmement désagréable avec Amoureux, qui n’aurait pas pris la peine de me faire comprendre que c’était trop dur pour moi. Et bien tu sais quoi ? Ce n’était pas trop dur pour moi. Je l’ai fait, avec le sourire pour la plus grande partie (le fait d’être sous le soleil toute la balade m’a peut-être fait râler une ou deux fois, mais rien de bien méchant) et sans jamais me dire que c’était carrément inaccessible. Malgré quelques pauses dans mes phases de jogging et un peu moins d’assiduité dans le sport, c’était donc la preuve que tout ce que je fais paye, et que mon mental (qui était probablement le plus amoché) est bien en train de se reforger. C’était donc une belle victoire. Mais tu t’en fous peut-être alors parlons du sentier.

On démarrait donc du village de Talairan. Le sentier débutait sur une petite route, mais très vite, on a rejoint des sentiers de terre. On alternait les paysages : tantôt en plein dans le massif, tantôt on parcourait des vignes, tantôt à remonter un cours d’eau asséché. Ce genre de parcours est ce qui me plait le plus, parce qu’on a envie de rester attentif tout le temps. C’est d’ailleurs ce qui nous aura permis d’observer deux mantes religieuses, un cochon, des dizaines (voire des centaines) de papillons blancs qui s’envolent autour de nous, une portion de sentier didactique avec des panneaux indiquant la salsepareille, notamment. Bref, on en a pris plein les yeux et plein les muscles.

Et je te dis que c’était notre dernière randonnée mais c’est à moitié vrai. La première semaine, on a (re)visité Narbonne, en utilisant un parcours de quatre kilomètres qui était dans notre guide et qui permettait de voir plusieurs points d’intérêt. Bon, en arrivant sur place, on a plutôt fait à notre sauce, mais Narbonne est une ville dans laquelle il est agréable de se perdre (on ne se perd jamais vraiment, en fait, le centre n’étant pas si grand que ça).

View this post on Instagram

On se perd dans les ruelles de #Narbonne

A post shared by Julie Juz 🌍 (@juliejuz) on

Et alors là, crois-le ou non, mais nous sommes tombés sur une expo d’art aborigène qui était passée en Belgique, dans la galerie Aboriginal Signature de Bruxelles dans laquelle ma sœur et moi nous promettons d’aller à chaque exposition, mais où on n’a jamais été, en fait. L’expo « Narratifs abstraits » avait pris place dans la Chapelle des Pénitents Bleus (qui n’a rien d’incroyable en soi), et était accessible gratuitement. Elle ne regroupait qu’une petite dizaine ou vingtaine d’œuvres, mais le petit clin d’œil à cet art qui nous attire tant avec ma sœur m’aura fait plaisir.

Enfin, nous pouvons aussi te parler de la visite de Pézenas. C’était un de mes bons souvenirs de vacances quand j’étais petite, où j’étais retournée il y a quelques années avec ma maman et ma sœur, mais qu’Amoureux n’avait jamais vu. Des petites ruelles et des boutiques artisanales, c’est ça qui fait que Pézenas est un endroit vraiment agréable pour un après-midi découverte. J’étais très contente de voir que le souvenir que j’en avais était plus ou moins intact, et nous avons profité sans pour autant dépenser sans compter. Je suis évidemment rentrée chez plusieurs bouquinistes, mais le seul chez lequel je voulais acheter avait un problème avec son terminal pour payer par carte, et je n’avais pas de carte. J’ai vu ça comme un signe du destin, hum.

View this post on Instagram

Balade dans les jolies ruelles de #pezenas

A post shared by Julie Juz 🌍 (@juliejuz) on

Voilà. Pour le reste, on a nagé, on a lu, on a fait le marché, on a bu du vin, on a bien mangé, et on a passé deux semaines super chouettes, avec aucune envie de revenir à la réalité ! Mais comment je t’aurais raconté tout ça en restant là-bas ?

Advertisements

One thought on “Saint-Pierre-La-Mer, Sud de la France – clap deuxième (Trip #12)

  1. Ping : Exposition : Hold our connection to country strong for malatja-malatja à la Galerie Aboriginal Signature Estrangin (Bruxelles) | Les écrits de Julie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

You are commenting using your Google account. Déconnexion /  Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.