Exposition : Get up, stand up au MIMA (Bruxelles) (#VisitBelgium #23)

Ouverte encore jusqu’au 6 janvier 2019, l’exposition Get up, stand up propose un programme assez alléchant, puisqu’elle nous invite à changer le monde avec des affiches. Plus précisément, elle nous invite à nous balader entre plus de 450 affiches de protestation venant du monde entier et représentant des causes diverses : luttes féministes, lutte anti-nucléaire, etc.

Commençant par le commencement en parlant d’abord du lieu, puisque je n’y avais jamais les pieds. Le MIMA, Millenium Iconoclast Museum of Art, s’est installé le long du canal de Bruxelles, à Molenbeek. Le musée et ses créateurs ont décidé de mettre en avant l’art urbain et la culture 2.0, proposant des expositions variées et un peu différentes de ce qu’on a l’habitude de voir, je trouve. Le musée dispose d’une petite cafétaria proposant quelques plats à midi. Nous n’avons pas testé (préférant goûter un ramen plus au centre de Bruxelles), mais ça n’avait pas l’air mauvais. La cafétaria et la boutique forment un espace assez convivial dans lequel on peut prendre place sans obligation de visite du musée. Le musée quant à lui propose différentes salles assez « brutes », qui permet un aménagement adapté à l’exposition en cours. En l’occurrence, ça se prêtait extrêmement bien aux affiches présentées ici.

Revenons donc sur l’exposition également. Je l’ai mis plus haut, l’exposition présente plus de 450 affiches, des quatre coins du monde et défendant toutes causes très variées. Elles sont regroupées plus ou moins par thématique, ou par période, et ces affiches suffisent à passer déjà un excellent moment de visite, tant elles sont le résultat d’une créativité incroyable et d’un engagement important. Mais tout cela est appuyé par quelques explications historiques sur le contexte qui a poussé à créer ces affiches, mais aussi sur les groupes (d’étudiants, par exemple) qui ont lancé le mouvement.

Pour quelqu’un qui est né en 1990 comme moi, j’ai trouvé cette exposition extrêmement enrichissante, puisque ma génération est une de celles qui a fait le lien entre ces supports papiers et les moyens toujours plus originaux qu’Internet offre pour défendre des causes et des idées. Il est intéressant de lire, par exemple, que les idées et les affiches partagées lors du mouvement de mai ’68 en France ont énormément inspirés les étudiants américains. Même à l’heure du papier, les idées voyageaient déjà extrêmement rapidement et la créativité n’avait pas de frontière.

L’exposition permet également de voir que c’étaient bien souvent de vrais artistes qui se cachaient derrière ces affiches, des artistes influencés par les autres grands artistes de leur époque. Il y a notamment une salle qui reste constamment dans le noir pour faire ressortir les peintures fluorescentes et luminescentes utilisées dans des affiches.

J’ai donc passé un bon moment : éducatif, en famille, artistique. La visite se termine tout en haut du musée où, ça ne gâche rien, on peut sortir sur un petit balcon et observer les toits de Bruxelles. De quoi passer une bonne après-midi donc. Je surveillerai ce que le musée proposera ensuite.

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