La belle verte

En prévision des activités futures de l’association de laquelle je fais partie, j’ai regardé ce film qui sera programmé dans les mois à venir pour donner suite aux conseils d’un de nos habitués. Le film date de 1996 et a été réalisé par Coline Serreau (qui est aussi scénariste) et Vincent Lindon. Ils tiennent d’ailleurs les rôles principaux du film. Le casting se dote aussi de Claire Keim et de Marion Cotillard, toutes deux âgées de 21 ans à l’époque.

Nous commençons le film dans ce qui pourrait nous sembler une zone peu développée de la Terre, où les gens semblent vivre encore enharmonie avec la nature. En réalité, nous sommes sur une autre planète, La Belle Verte, qui est en avance sur la Terre. Les habitants doivent décider si oui ou non ils vont enfin renvoyer quelqu’un sur Terre pour voir ce qu’il s’y passe et s’ils peuvent aider. Cela fait plus de deux cents ans que personne n’a été voir, et à l’époque, c’était pas joli joli.

C’est ainsi que Mila (Coline Serreau) va se déclarer volontaire pour un voyage sur Terre. Elle a en effet appris que sa mère était une terrienne dont son père était tombé amoureux lors d’un voyage qu’il avait fait (le fameux voyage d’il y a deux cents ans – on vit vieux sur La Belle Verte). Mila va donc être confrontée au Paris de 1996, à son béton, à sa pollution de l’air, à son bruit, à la sympathie de ses habitants (hum), à sa monnaie, etc. La vie sur Terre est bien différente de la vie sur sa planète, et Mila a beau pouvoir « éclairer » les terriens, la tâche semble ardue pour les remettre sur le chemin de l’amour de la nature, de la connexion, du lien social, etc.

La Belle Verte n’est pas le film de l’année à mes yeux, mais il permet toutefois de réfléchir à un tas de choses de la société actuelle, des valeurs perdues, des modes de consommation qui ne prennent pas en compte l’écosystème, des façons de répondre aux gens qui s’adressent à nous dans la rue, etc.

Ah ça, la hiérarchie là-bas, c’est quelque chose… Tous des chefs, ils se croient tous supérieurs à quelque chose : les hommes se croient supérieurs aux femmes,les gens des villages à ceux de la campagne, les adultes aux enfants, les humains aux animaux et aux plantes, et puis il y a les races !
– C’est quoi ?
– Comme c’est une grosse planète, ils ont eu la dérive des continents, ça fait que des sortes d’humains très différents sont apparus, très loin les uns des autres. Alors le jour où ils se sont rencontrés, les plus dégénérés se sont crus supérieurs à tout le monde et ça a été le massacre. Et maintenant c’est les dégénérés qui dominent tout.

Finalement, ce film est un petit conte qui nous invite à réfléchir sur pas mal de choses et à revoir si oui ou non on veut continuer à vivre comme on le fait maintenant, ou si on n’envisagerait pas plutôt d’autres alternatives non seulement écologiques, mais aussi bienveillantes, communicatives, etc.

En faisant les recherches pour cet article, j’ai vu que Coline Serreau était l’autrice du livre Solutions locales pour un désordre global,et j’avoue que le point de vue qu’elle partage dans ce film me donne énormément envie de découvrir le livre.

En tout cas, La Belle Verte m’aura fait passer un bon moment avec quelques scènes qui ne manquent pas d’humour.

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