J’ai dû rêver trop fort, de Michel Bussi (& rencontre de blogueurs à Bruxelles)

Grâce à Léa Touch Book, créatrice du Picabo River Book Club, j’ai fait partie d’une petite sélection de blogueurs belges qui ont pu recevoir le dernier livre de Michel Bussi, J’ai dû rêver trop fort, en vue d’une rencontre au Café Luxembourg à Bruxelles, avant sa séance de dédicace chez Filigranes.

Je dois reconnaître que je ne connaissais pas spécialement Michel Bussi avant cela, et c’est partagée entre des a priori totalement infondés et curieuse de découvrir une nouvelle plume (pourtant très connue) que j’ai accepté la proposition des Presses de la Cité de recevoir ce livre.

Je vais peut-être commencer par la « fin » du processus et la rencontre au Café Luxembourg. Michel Bussi semble être un auteur très sympathique, et très accessible. Il s’est prêté au jeu de répondre à nos questions sur son processus d’écriture, etc. avec un grand plaisir. De mon côté, j’avais été un peu intriguée par cette chanson qui parcourt son nouveau roman. Que restera-t-il de nous est une chanson écrite par Michel Bussi dans le cadre de son histoire, mais qui a été mise en musique pour faire office de « BO du livre ». C’est Gauvain Sers qui s’est prêté au jeu de l’interprétation, et j’avoue que j’ai été écouter la chanson avant même de commencer le livre. J’ai l’impression que certaines de mes dernières lectures sont rythmées par une anecdote musicale – Idaho ou Bull Mountain. Bref. Tout ça pour dire que l’auteur s’est prêté à ce nouvel exercice avec beaucoup d’amusement, et que le résultat est sympathique.

Parmi les thématiques abordées ce jour-là, il y avait aussi la description des villes et le travail que c’est pour un auteur. Dans ce roman, l’héroïne est hôtesse de l’air, et on voyage entre Montréal, Los Angeles et San Diego, Barcelone, Jakarta ou encore Paris. C’est un des aspects du livre que j’ai le plus apprécié, ce voyage dans des lieux que je ne connaissais pas forcément. Michel Bussi nous a expliqué qu’il connaissait la plupart des villes dont il parlait ici. Il les a déjà visitées, les lieux emblématiques pour l’histoire existent réellement pour la plupart. Là où l’auteur apporte un peu de magie, c’est en rendant ces voyages crédibles pour le lecteur tout en trichant un petit peu. Par exemple, le trajet de Ylian et Nathalie à Barcelone peut sembler « costaud » quand on connaît un peu la ville. Mais la magie de l’écriture opère et ça ne gêne pas.

Cette rencontre était intéressante, et je suis donc repartie avec mon exemplaire papier dédicacé. Pour quelqu’un qui ne connaissait pas l’auteur, me voilà plutôt comblée.

Si on revient sur le livre désormais, j’ai plutôt apprécié ma lecture. La seule partie avec laquelle j’ai eu un problème, finalement, c’est la partie suspense. Ce qui est assez paradoxal si j’ai bien compris, parce qu’il semble que ce soit plutôt la spécialité de Michel Bussi. Mais ce qui m’a fait aimer ce livre, ce n’est pas la petite partie un peu plus « thriller », mais tout le reste. J’ai parlé du fait de voyager, qui été un vrai régal pendant ma lecture. Mais c’est surtout le fait que le livre se base en partie sur des coïncidences (qui n’en sont peut-être pas), le fait de savoir ou non si c’est le destin qui rigole bien de nous ou si on est, d’une certaine manière, manipulé par quelqu’un pour voir des détails qui nous échapperaient par ailleurs. Toute l’histoire se construit sur deux pans de la vie de Nathalie – deux pans espacés de vingt ans. Des coïncidences assez étranges commencent à s’accumuler dans sa vie à l’approche de l’anniversaire d’un événement qu’elle essaye de laisser de côté dans sa vie depuis vingt ans.

Si on a le fin mot de l’histoire sur ces fameuses coïncidences qui n’en sont pas toujours, il n’empêche que la réflexion sur le fait de savoir si oui ou non le destin peut nous envoyer des signes (aussi gros soient-ils) est la partie que j’ai préférée dans cette histoire. Toute la vie de Nathy va être chamboulée par ces petits choses qui font qu’elle se replonge dans son passé. Ce jeu du hasard combiné aux voyages de l’hôtesse et à des personnages extrêmement attachants font que ma lecture a été très rapide et très agréable. Je pourrais laisser une seconde chance à l’auteur et continuer à creuser un peu son œuvre.

D’ailleurs, quel titre conseillez-vous ?

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One thought on “J’ai dû rêver trop fort, de Michel Bussi (& rencontre de blogueurs à Bruxelles)

  1. Ton article est très intéressant, d’autant plus que je n’ai moi-même jamais osé franchir le pas pour aller vers les livres de Michel Bussi… Alors pourquoi pas ? 🙂

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