Dans ma bédéthèque S04#07

On se retrouve pour la reprise d’un rendez-vous délaissé aussi. Et cette fois, ce n’est pas uniquement une panne de rédaction de chroniques, mais aussi une panne de lecture.

Je n’ai presque pas lu de BDs depuis ma dernière publication, et pourtant, ce n’est pas faute d’en acheter et d’en repérer chez mon Daddy Cool. Mais non, je n’arrive pas à dégager le temps. Du coup, parce que je sais à quel point j’aime ça, j’ai forcé un peu, et me revoilà pour de belles découvertes en bulles.

Edouard Manet & Berthe Morisot, une passion impressioniste (Le Galli & Jaffredo) (Editions Glénat)

C’est mon impatience à aller voir l’exposition sur Berthe Morisot à Paris qui m’a poussée vers cette BD. Berthe Morisot, j’ai fait sa connaissance il y a à peu près un an, lors d’une activité organisée par l’association dont je suis administratrice.

Une dame était venue présenter son documentaire sur l’artiste et ça ne me disait rien du tout. À la fin du documentaire, j’étais amoureuse de ses oeuvres. Mais j’aurai l’occasion de détailler un peu plus cela lors de ma visite.

Parlons BD ! Celle-ci retrace le coup de coeur artistique (appelons cela comme ça) qu’il y a eu entre Edouard Manet et Berthe Morisot. Bien qu’ils n’aient jamais été ensemble – Berthe Morisot s’est mariée avec Eugène Manet – les deux peintres avaient énormément de respect et d’admiration l’un pour l’autre. Berthe Morisot a posé à plusieurs reprises pour Manet, et les discussions qu’elle a eues avec Manet ont permis à Berthe Morisot de s’améliorer tant et si bien qu’elle est devenue l’égale de l’artiste.

Mais Berthe Morisot était une femme à une époque où les artistes reconnus étaient principalement masculins. Pas facile de se faire une place, malgré le soutien et l’admiration de grands noms pour son travail.

La BD est très jolie, le dessin est suffisamment artistique pour parler de deux peintres aussi importants. Les échanges entre les deux artistes sont enrichissants, et l’histoire n’est pas basée uniquement sur la romance (platonique donc) qui existait entre les deux. Je conseille donc et j’ai hâte de découvrir d’autres titres de la collection « Grands Peintres » de Glénat.

Le combat ordinaire – Tome 4 – Planter des clous (Manu Larcenet) (Editions Dargaud)

C’est parti avec le dernier tome paru de la saga Le combat ordinaire (le tome 3 ici). Je poursuis ma découverte de l’oeuvre de Larcenet et ça me plait toujours autant. Même si les styles de dessins peuvent varier d’une BD à l’autre, la qualité est incontestable et au rendez-vous à chaque fois. Et si le trait se veut beaucoup plus léger et les couleurs plus vives dans ce Combat ordinaire que dans Le rapport de Brodeck (tome 1 ici), par exemple, on retrouve des pages ou des cases parfois, avec cette noirceur et ce talent qu’on ne retrouve que chez Larcenet.

Cette fois, Marco est papa d’une petite fille. Quelques années se sont donc passées entre le tome 3 et le 4. Marco a un boulot de reporter pour un petit journal régional (ma supposition), et il apprécie ce qu’il fait sans que ce soit pour autant aussi prenant que son reportage sur le chantier naval. Sa relation semble bien se passer – avec sa compagne et avec sa fille. Il reste paumé parfois, mais il s’en sort.

Il va recevoir l’appel d’un ancien collègue de son père du chantier naval, et apprendre qu’ils ont prévu de tout raser – et de licencier tout le monde. Ce dernier tome est l’occasion de discuter des racines, de ce que ça veut dire, et de l’attachement à des lieux et/ou des personnes.

Encore une fois, j’ai trouvé cela très juste, très vrai et très beau. Je suis conquise par le travail de Larcenet, à la fois en termes de dessins, mais aussi pour les scénarios qu’il propose et qui me parlent toujours.

Il est donc l’heure tant attendue et redoutée d’entamer Blast… L’occasion aussi pour moi de vous dire que Ludo relance Le Mois de la BD pour septembre, et que je participe bien évidemment ! Et qu’on se le dise, chaque tome de Blast me vaudra au moins les trois points des grosses BD, ça sera ma récompense pour enfin m’y plonger. Et si j’y trouve des items, pourquoi pas quelques points en plus 🙂

Je ne vais pas faire d’article de présentation, parce que mon plan est de lire toutes les BDs qui sont chez moi que je n’ai pas lues – ce qui devrait déjà m’occuper. Et si je fais ça trop vite (mais j’en doute), il y en a plein qui m’attendent aussi chez mon Daddy Cool. Je ne m’inquiète donc pas trop sur le quoi. Mon challenge sera peut-être de me dire que j’en lis une par jour, soit 30 BDs en un mois – soit quinze articles BDs sous le coude, youpiiiie !

Pour suivre mon mois de la BD au jour le jour, je t’invite sur Insta !

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