Dans ma bédéthèque S04#09

On continue et on tient le rythme du Mois de la BD. Comme la dernière fois, le résultat sera un peu mitigé avec une lecture que je retiens et une qui me laisse un goût de trop peu. Deux styles totalement différents cette fois-ci !

L’art de voler (Antonio Altarriba & Kim) (Editions Denoël)

Attention, attention. Avant toute chose, je tiens à te dire que cette BD est relativement dense, mais surtout, écrite en relativement petit. Je suis loin d’avoir la meilleure vue de l’univers, et je t’avoue que j’ai dû faire des pauses pour reposer mes yeux tellement c’était petit.

Cela étant dit, ce n’est qu’un petit problème de mise en page dans un roman graphique qui ne mérite pas qu’on ne s’arrête à ça.

Dans L’Art de voler, l’auteur – Antonio Altarriba – va nous parler de son père et de son existence. On va traverser avec lui les idées anarchistes, le combat contre Franco, la résistance française et le retour à la vie. On va défendre des idées, être prêt à mourir pour elles, devoir les renier, aller à leur encontre, et y repenser une fois en maison de retraite. On va goûter au bonheur, un peu. On va finir par déprimer sans retour possible.

L’art de voler, c’est une histoire relativement vraie. Ce sont quelques 232 pages qui racontent la vie d’un homme, en remontant le fil de son existence, telles les images que l’on est censé voir lorsqu’on meurt. C’est le film de la vie de quelqu’un, une occasion de parler d’histoire, de luttes, de dépression, de suicide.

L’auteur est très juste, et l’on comprend avec ses explications en fin de récit pourquoi le texte est bien présent. Il a choisi la BD pour raconter cette histoire mais est habitué du roman.

Les dessins sont en noir et blanc, avec des traits un peu “durs” j’ai trouvé, mais qui correspondent pas mal au récit. Le tout formait quelque chose de très réussi que je suis heureuse d’avoir découvert.

Les cavaliers de l’apocadispe – Tome 1 – Maîtrisent la situation (Libon) (Editions Dupuis)

Grosse grosse déception pour ce titre, pour lequel j’attendais plus, je dois le reconnaître. Je l’avais repéré à sa sortie et j’étais persuadée que ce serait le genre d’histoires qui me feraient rire. Pourtant, ce premier tome m’a à peine fait sourire.

Dans cette histoire, on va rencontrer trois jeunes garçons, qui sont encore à l’école. Deux nouveaux et un autre élève, qui vont lier un lien d’amitié en faisant des bêtises. Ils vont tout faire pour éviter l’école – et par tout, on va souvent vouloir dire “tous les coups fourrés possibles”. J’ai cru que ce genre de comique un peu absurde, de situations cocasses qui me plairaient, mais il faut croire que ce n’est plus autant pour moi que je ne le croyais ou en tout cas, pas ce style-là.

Ces histoires étaient, à la base, publiées régulièrement dans le Journal Spirou avant que le premier tome ne sorte, et c’est peut-être ma “bêtise”. Comme pour Imbattable, j’ai la sensation que ça se consomme à toute petite dose, et non pas à coup d’album complet.

Tant pis pour moi, même si je retiens le titre pour des histoires légères et sans prise de tête aucune.

Je vais toutefois donner un petit point positif totalement subjectif, puisque j’ai plutôt bien aimé les bouilles des personnages ! Bon point.

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