Traverser la lumière au Musée La Piscine de Roubaix

Je suis excitée comme une puce rien qu’à l’idée de venir te raconter cette journée culturelle.

Tu ne le sais probablement pas, mais j’ai été durant quelques mois bénévole dans le tout petit mais néanmoins impressionnant Musée Marthe Donas d’Ittre, dans ma commune donc. Je peux te parler une fois de Marthe Donas tiens, ça sera l’occasion de retourner au Musée, mais ce n’est pas le sujet du jour.

Ce Musée organise de temps en temps des excursions, et j’ai craqué cette fois pour visiter La Chapelle de Hem (dont je te parlerai dans un article « à part ») ainsi que le Musée La Piscine à Roubaix et son exposition temporaire, Traverser la Lumière.

Petit détour très rapide par Roubaix ? Juste pour te dire qu’elle n’a pas cessé de m’étonner. M’étonner par le peu de vie, pour un samedi midi, dans les rues. Beaucoup de commerces fermés, et nous étions un peu surpris. Mais on a su trouver la Roubaix qui nous parlerait. Par les petits street-arts sur les panneaux, par le Fil de brique, par les monuments qui témoignent d’une richesse ancienne. Et par sa Piscine, mais j’y reviens tout de suite.

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#Roubaix tu es pleine de jolies surprises

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Le Musée La Piscine

C’était indéniablement l’argument qui nous fait craqué pour cette excursion et pas une autre. La Piscine, je rêve de la voir depuis que j’ai entendu parler d’elle. Un cadre art-déco transformé en musée, avec donc des collections qui embellissent le cadre et inversement ? A se demander pourquoi je n’avais pas encore franchi le pas.

Nous avions un peu de temps avant nos visites guidées pour découvrir le musée par nous-mêmes, et comment te dire que j’ai été happée par le bassin. La lumière du samedi de ma visite était en plus telle que nous avons eu tout le loisir d’admirer différentes luminosités qui traversaient les deux verrières. L’ancien bassin est entouré de sculptures qui rendent le lieu encore plus magistral qu’il ne l’est déjà.

Une de nos deux visites guidées nous faisait visiter « l’ancienne piscine », en nous présentant donc le lieu sur lequel le musée s’est posé. Et je n’ai qu’une seule envie, c’est de retourner approfondir ma visite. Notre guide nous a d’ailleurs parlé d’une visite spéciale sur les éléments maçonniques repris dans l’architecture, puisque Albert Baert, l’architecte lillois, était un franc-maçon. Et vu le programme de notre journée, outre le fait d’approfondir ma rencontre avec le lieu, je dois prendre le temps de découvrir les collections permanentes puisque je n’ai clairement pas eu l’occasion de tout apprécier.

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Une autre du @museelapiscine à #roubaix

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Mais ce que je peux dire c’est que le Musée semble survoler des courants artistiques qui me parlent plutôt pas mal, et ce que j’ai pu voir rapidement m’a énormément plu – en peinture, mais aussi en sculpture (où j’ai plus de mal habituellement).

Traverser la lumière

L’exposition temporaire jusque le 02 février 2020 s’appelle Traverser la lumière, et elle nous emmène dans l’univers d’art non-figuratif de six artistes français : Jean Bazaine (1904-2001), Roger Bissière (1886-1964), Elvire Jan (1904-1996), Jean Le Moal (1909-2007), Alfred Manessier (1911-1993) et Gustave Singier (1909-1984).

Ces six artistes sont appelés « groupe », mais pas comme on l’entend en art habituellement, sans reconnaissance officielle ou écrits qui attestent de leurs « décisions artistiques ». Toutefois, ils se retrouvent régulièrement et échangent sur leur art, se nourrissent les uns des autres.

Comment te dire que j’ai découvert là six artistes qui m’ont énormément parlé ? Puisqu’on est sur de l’art non-figuratif, les artistes vont davantage se consacrer à la recherche autour des couleurs, des textures, et de la lumière – tu l’auras deviné au nom de l’expo. Dans certains aspects de couleurs, de thématiques (très « proche de la Terre, retour à une spiritualité ancrée », etc.), je dois avouer que j’ai fait un énorme parallèle avec l’art aborigène. Aucun étonnement donc à ce que ça m’ait plu.

J’ai vraiment apprécié un peu de chaque artiste. Mais je vais mettre en avant la seule femme du groupe, Elvire Jan. Sur certains murs de l’exposition étaient inscrites des citations des artistes. Pour elle, j’ai noté :

Ce n’est pas une copie de la nature que je cherche. Je vis avec mes collines, je vis avec mes arbres, je vis avec mes sentiers. Je ne les copie pas. Je ne suis pas devant eux. Et c’est toujours une question de rythme.

Je ne m’y connais certainement pas assez en art pour mettre les mots exacts sur ce que j’aime et ce qui me parle – bien que je ne sois pas très sûre que ce soit important, en art, d’expliquer ce qui nous touche. Mais chez elle, je peux en tout cas noter qu’on nous a expliqué qu’elle recherchait toujours LA couleur, et ce sont bien ses couleurs qui m’ont attirée lors de mon tour rapide avant la visite guidée.

Automne, de Jean Le Moal – plutôt de saison 🙂

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