Dans ma bédéthèque S03#04

Dans le rush final du dernier mois, je me presse de lire les six BD’s qu’il me reste pour le Prix Littéraire des Chroniqueurs Web. Je partage donc avec vous deux nouvelles chroniques, et vous prépare d’ores et déjà les chroniques des autres (mais si vous devrez peut-être attendre un peu avant de les avoir, histoire de varier les plaisirs).

Coquelicots d’Irak (Brigitte Findakly & Lewis Trondheim) (Editions L’Association)

coquelicots_irak-extrait-e1485794460232Avec Coquelicots d’Irak, c’est une plongée dans l’histoire de l’Irak que l’on vit, à travers la vie de Brigitte Findakly (la coloriste de la BD). Et j’ai avec cette BD les réticences que j’ai eues avec L’Arabe du Futur T1. J’ai donc apprécié la grande Histoire et le fait de la découvrir de façon indirecte, mais je n’ai pas su accrocher avec les appréciations personnelles qui sont faites par rapport à cette histoire.

Cette BD est présentée sous forme de différentes anecdotes de la vie de l’autrice, et j’avoue que j’ai parfois été un peu perdue. Puisque l’histoire de l’Irak n’est pas celle que je connais le mieux, et puisque ce n’est pas forcément chronologique, il faut suivre. Brigitte Findakly laisse quand même beaucoup de balises – de dates et d’événements marquants – pour nous situer, mais j’avoue que je n’ai pas été habituée à apprendre l’histoire de façon décousue et que ça m’a perturbé.

Pour les dessins, j’ai trouvé que le style était proche de celui de L’Arabe du Futur, des dessins assez simples, mais efficaces, avec des couleurs assez vives.

Je continue de penser que ces ouvrages sont utiles, parce qu’ils nous éclairent sur des pans d’histoire que l’on ne connaît pas forcément. Même si je n’accroche donc pas toujours à la forme, mais je continuerai de lire ce genre de récit afin d’y trouver les éléments dont j’ai besoin pour pouvoir comprendre certains problèmes géopolitiques.

La différence invisible (Julie Dachez & Mademoiselle Caroline) (Editions Delcourt)

la2bdifference-invisibleTrès jolie BD, tant sur le plan de l’histoire qu’elle nous raconte que sur le plan des dessins. Marguerite est une jeune femme un peu à part. Sa vie est réglée selon une routine bien particulière, et elle a beaucoup de mal de s’éloigner de celle-ci. Tout au long de son existence, elle remarque qu’elle a des réactions que les gens qu’elle fréquente n’ont pas, ou qu’elle est anxieuse à propos de choses qui semblent dépasser les autres.

Epuisée de ne pas comprendre, Marguerite va, un beau jour, chercher s’il y a un nom pour le mal dont elle semble souffrir. Elle a déjà rencontré des psys à plusieurs moments, mais cela n’a jamais été concluant. Et pourtant, Marguerite découvre finalement qu’elle est ce qu’on appelle autiste Asperger. Cette forme d’autisme est difficile à reconnaître puisqu’il n’y a aucun signe extérieur. Chez les femmes, qui semblent naturellement pouvoir mieux « faire semblant », elle est d’autant plus difficile à trouver.

Le jour où Marguerite est diagnostiquée ne sonne pas le glas, mais bien une sorte de renaissance. Elle peut poser les mots sur ce qui la rend différente, elle rencontre des gens avec qui en parler, elle fait le tri dans les personnes de sa vie.

Un jour, Marguerite est encouragée par sa cousine à se lancer dans un blog pour expliquer l’autisme Asperger au public, pour que les proches de ceux qui sont reconnus comme Asperger puissent disposer d’informations. Pour informer, parce que c’est un syndrome qui reste très méconnu. Et puis finalement, Marguerite en fera une BD (vous l’aurez compris, Marguerite, c’est en fait la représentation de l’autrice).

Comme dans d’autres BDs, j’ai beaucoup aimé l’utilisation parcimonieuse des couleurs dans un monde principalement en noir et blanc. Cela permettait d’amplifier ce que ressent Marguerite (avec des cases à dominance rouge quand elle est anxieuse), ou les petits détails qui la rendent heureuse (en tout cas, c’est ce que j’ai déduit de certains vêtements de couleurs qui ressortaient sur des personnes qu’elle semble apprécier). Une jolie découverte.

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2 thoughts on “Dans ma bédéthèque S03#04

  1. Je n’ai toujours pas lu La Différence Invisible… Tu en parles très bien 😊 et je suis curieuse de voir comment les couleurs sont utilisées. Merci pour cette bonne idée de lecture en tout cas

  2. Ping : Dans ma bédéthèque S03#07 | Les écrits de Julie

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