Via Francigena : Traverser l’Italie à pied de Cyprien Mycinski (Masse Critique Babelio #7)

Merci à Babelio & à la Maison d’édition Salvator pour cette lecture.

Ce n’est plus un secret, quand on m’emmène sur les sentiers, j’ai du mal à résister au plaisir de lire les aventures qu’on me propose. Comme souvent lors de la masse critique, j’ai coché un tas de livres, sans trop savoir ce que je pouvais attendre.

Et finalement, c’est un voyage le long de la Via Francigena qui a débarqué dans ma boîte aux lettres. Si tu ne sais pas, comme moi, ce qu’est le via Francigena, lis le sous-titre du livre : Traverser l’Italie à pied. Si ça ce n’est pas un programme intéressant et alléchant, je ne m’y connais pas !

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Photo parue dans un article de La Voix du Nord relatant l’aventure de Cyprien !

J’ai donc démarré en compagnie de l’auteur, Cyprien, pour 1700 kilomètres de paysages, de rencontres, d’histoires et d’anecdotes. Et encore une fois, je me répète, il s’agit-là de la recette quasi parfaite pour me donner envie de lire un livre !

Et puis, je fus plusieurs fois bouleversé par ces instants suspendus qu’offre parfois le chemin, face à un ciel, une montagne, la façade d’une église, instants qui coupent les jambes, serrent le cœur et donnent le sentiment du divin.

J’ai pris le temps de savourer le voyage, étape par étape, mon rythme de lecture un peu ralenti de ces derniers mois aidant. Et c’était un bonheur de franchir ces différents cols, de traverser ces hameaux ou lieux-dits, de se faire courser par des chiens peu commodes.

Insignifiantes les murailles des hommes, leur pouvoir et leurs quelques siècles au pied de la très grande pierre et de son éternité.

La construction du livre m’a elle aussi beaucoup plu. S’il y a un résumé de chaque étape en début de chapitre, le livre se morcelle ensuite en différents morceaux, tous précédés par un mot-clé, n’ayant pas toujours une suite logique. J’imagine bien le carnet de voyage dans lequel ont été griffonnés des idées-clés, agrémentées de quelques explications en vrac, et complétées une fois rentré – assaisonnées par un travail de recherches très sympathique sur l’histoire de différents lieux, villages ou événements rencontrés.

J’ai sincèrement passé un moment très agréable. Comme souvent, on retrouve dans ces longs voyages une certaine mise en abyme de la personne qui le réalise, aussi, sans pour autant qu’on parle ici réellement de pèlerinage religieux (même si Cyprien suivait la route qui menait à Rome, et ensuite, jusqu’à Otrante, la route pour embarquer vers Jérusalem).

Car ce matin de printemps, qui déjà en lui-même est l’enthousiasme, se pose sur une forme de première patrie, sur une terre où quelque chose de très ancien eut lieu qui fut peut-être une naissance. Le soleil, il me semble, s’est levé sur un matin très vieux.

J’ai d’ailleurs déjà prêté le livre, parce que c’est un voyage que de nombreuses personnes dans mon entourage seraient prêtes à faire si l’occasion se présentait. Alors comme moi, en attendant, elles pourront le vivre à travers les pages de ce superbe récit de voyage !

Je pense que c’est la lecture qu’il me fallait pour me remettre en selle vers de nouvelles découvertes ! Les pages lecture du blog revivront-elles enfin ?

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