Captain Fantastic

Cette année, la toile me donne apparemment des tas d’idées culturelles. Il y a quelques semaines, au détour d’un article de My Pretty Books, je découvrais la sortie imminente d’un film semble-t-il un brin décalé au pitch intéressant et avec Viggo Mortensen au casting. Sans cet article, Captain Fantastic serait peut-être passé totalement outre ma petite zone de confort.

Et pourtant, ce petit bijou est sans conteste mon coup de cœur cinéma 2016 – merci la toile. Captain Fantastic, c’est donc l’histoire de Ben, père de six enfants. Avec son épouse, Ben a choisi de vivre une vie totalement hors des sentiers battues et en quasi autonomie. Les enfants sont donc entièrement éduqués par leurs parents, avec une méthode mêlant connaissance de la nature, forme physique, esprit critique (hyper) développé ou encore éducation artistique. Mais tout bascule quand l’épouse de Ben meurt. Le paradis créé pour ses enfants va être confronté à la société telle qu’on la vit au quotidien, et le choc sera brutal. S’il y a bien une chose à laquelle Ben n’avait préparé ses enfants dans son entraînement, c’est la vie.

Captain Fantastic correspond parfaitement au genre de film qui me transporte complètement. Dedans, tout est travaillé et réussi à mes yeux. Captain Fantastic est un road movie entraînant, où Ben et ses enfants sont emmenés par Steve, le vieux bus scolaire aménagé en habitation sur roue. Le road-trip nous emmène dans différents paysages américains, qui sont là pour appuyer une certaine critique de notre société de consommation. Toutefois, cette critique est contrebalancée par une mise en images et en émotions des risques que peuvent comporter le fait de vivre trop éloigné de cette même société, ou de vivre en poursuivant un idéal trop… idéal. Le film nous montre les aléas et les plaisirs des deux faces d’une même pièce.

Captain Fantastic est également un parcours initiatique, à la fois pour Ben mais aussi pour ses enfants. Différents procédés de passage sont utilisés pour différents personnages, et cela rend l’évolution intéressante et logique.

Le film est aussi et surtout un bouquet d’émotions, mais toutes très justes et justifiées dans l’histoire. Ces émotions ont l’avantage d’être jouées par des acteurs très efficaces et talentueux, sincères dans ce qu’ils transmettent, notamment les enfants de la famille. Enfin, il s’agit d’une histoire de famille et d’éducation, un petit drame nuancé par des personnages hauts en couleurs.

Parce que cela a pas mal d’importance pour moi, je dois ajouter deux aspects plus techniques à mes points positifs : la photographie et le choix de costumes, de paysages, des contrastes visuels pour mettre en images cette famille fantastique m’ont réellement conquis. Et la BO est également un joli plus, avec en prime une reprise de Sweet Child O’ Mine des Guns ‘n Roses que je vous laisse ici en cadeau.

Captain Fantastic rentre donc directement dans ma liste de films de chevets, que je vais m’empresser de vous faire (comme 28 Films plus tard, Popcorn & Gibberish ou Coffee Quest, par exemple – bien que je sois loin de leur culture ciné !)

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6 thoughts on “Captain Fantastic

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